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WikiLeaks : après sa condamnation, Manning affirme être une femme

Bradley Manning
Bradley Manning AFP

Au lendemain de sa condamnation à 35 ans de prison pour avoir fourni une masse de documents confidentiels au site WikiLeaks, le soldat américain Bradley Manning a révélé qu'il voulait devenir une femme et qu'il espérait être gracié.

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Le soldat américain Bradley Manning a fait une annonce choc au lendemain de sa condamnation à 35 ans de prison pour divulgation d'une masse d'informations confidentielles au site WikiLeaks. Il a ainsi déclaré jeudi 22 août vouloir devenir une femme et se faire appeler Chelsea.

"À partir de maintenant, pour cette nouvelle phase de ma vie, je veux que tout le monde sache qui je suis vraiment. Je suis Chelsea Manning, je suis une femme", a fait savoir le jeune soldat de 25 ans dans un texte qui a été lu lors d'une émission sur la chaîne de télévision américaine NBC news, en présence de son avocat David Coombs.

"Étant donné la manière dont je me sens depuis que je suis enfant, je veux commencer un traitement hormonal dès que possible. J'aimerais aussi qu'à partir d'aujourd'hui on m'appelle par mon nouveau prénom et que l'on utilise le pronom féminin pour parler de moi", a ajouté l'ancien analyste du renseignement.

Selon son avocat, Bradley Manning a attendu la fin de son procès pour faire cette annonce car il ne voulait pas voir ce sujet perturber les débats.

Manning espère être gracié

Son avocat, David Coombs, a également déclaré lors de l'émission qu'il s'attendait à ce que son client soit gracié par Barack Obama, auprès de qui il a déposé une demande. Les troubles de l'identité sexuelle du soldat avaient déjà été mis en avant par son avocat durant le procès qui s'est achevé mercredi.

Manning doit être incarcéré à la prison militaire de Fort Leavenworth, dans le Kansas (centre), un établissement qui ne fournit pas à l'heure actuelle le traitement hormonal demandé par le jeune homme.

"J'espère que Fort Leavenworth va faire ce qu'il faut pour lui permettre d'avoir accès à ce traitement, sinon je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour m'assurer qu'ils y seront obligés", a dit David Coombs.

En 2010, Bradley Manning, qui était alors analyste des services de renseignement en poste à Bagdad, avait transmis plus de 700 000 dossiers classés, vidéos de combats et télégrammes diplomatiques confidentiels au site WikiLeaks, propulsant cette organisation et son fondateur, Julian Assange, sous les feux de l'actualité.

Avec dépêches

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