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Attaque chimique : les services secrets allemands accusent à leur tour Damas

Recueillement devant des victimes de l'attaque chimique du 21 août.
Recueillement devant des victimes de l'attaque chimique du 21 août. AFP

Les services secrets allemands imputent au régime syrien l'attaque aux armes chimiques du 21 août survenue dans la région de Damas, rapporte l'hebdomadaire allemand "Der Spiegel".

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Après les services de renseignements français et américains, c’est au tour des services secrets allemands d’imputer au régime syrien l'attaque aux armes chimiques, qui a fait 1 429 morts selon Washington et l'opposition syrienne le 21 août dans la Ghouta, près de Damas.

Selon le site internet de l'hebdomadaire allemand "Der Spiegel", Gerhard Schindler, le chef des renseignements germaniques, a fait une présentation à huis clos à des parlementaire dans laquelle il a attribué cette attaque toxique aux forces régulières du président syrien Bachar al-Assad. Toutefois, le chef du Bundesnachrichtendienst (BND) n’a pas pu produire de preuve absolue.

Le magazine indique que les affirmations de Gerhard Schindler se basent notamment sur l’interception d’une communication téléphonique entre un dirigeant du Hezbollah et un diplomate iranien.

Le cadre du mouvement politico-militaire chiite libanais, allié indéfectible de Damas, aurait confirmé à son interlocuteur que le régime syrien a eu recours aux armes chimiques dans la Ghouta, rapporte "Der Spiegel". Il aurait notamment déclaré qu’"Assad a perdu le contrôle de ses nerfs" et qu’il a commis "une énorme erreur en employant des gaz toxiques" dans sa guerre contre les rebelles.

Le bilan très élevé de l'attaque chimique pourrait être dû à une "erreur"

"Le contenu de cette conversation pourrait être une pièce importante du puzzle qui est en train d’être assemblé par les services de renseignements occidentaux", souligne l’hebdomadaire allemand. Si Gerhard Schindler n’a donné aucune indication sur l’importance donnée à cette conversation téléphonique, il a toutefois expliqué que le BND partage uniquement et directement ses informations avec la France. "Il semble cependant que le renseignement allemand ait partagé ces données avec les Américains", croit savoir "Der Spiegel".

Par ailleurs, le bilan très élevé de l'attaque meurtrière aux armes chimiques pourrait être dû à une "erreur" de dosage du produit toxique, selon les services secrets allemands cités par le magazine. Le chef du BND, qui dit être certain qu’il s’agissait de gaz sarin, a estimé que les bilans moins impressionnants d’attaques précédentes similaires s’expliquent par l’utilisation d’un version très diluée du gaz.

Pour étayer ses accusations, Gerhard Schindler a indiqué que seuls les experts du régime syrien sont capables de mélanger le gaz sarin et d'en faire usage. La rébellion ne serait pas en mesure de mener de telles attaques, a assuré le chef des renseignements aux parlementaires. Enfin, concernant le mobile de l’attaque, il a avancé plusieurs scenarios, dont un qui suggère que le clan Assad, engagé dans une bataille cruciale pour Damas, aurait cherché à intimider les rebelles en utilisant des armes chimiques.

 

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