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Financement de la campagne de 1995 : deux proches de Balladur mis en examen

Pierre Mongin, ancien chef de cabinet de Balladur à Matignon
Pierre Mongin, ancien chef de cabinet de Balladur à Matignon AFP

Nicolas Bazire et Pierre Mongin, deux proches d'Édouard Balladur, ont été mis en examen ce jeudi pour détournements de fonds publics dans l'enquête sur le financement de la campagne présidentielle de l'ex-Premier ministre en 1995.

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Deux proches d’Edouard Balladur, Nicolas Bazire, le numéro deux du groupe de luxe LVMH et Pierre Mongins, ancien chef de cabinet de Balladur à Matignon, ont été entendus par les juges, ce jeudi.

Les deux protagonistes ont été mis en examen dans le volet financier de l'affaire Karachi, et plus précisément dans l'enquête sur le financement de la campagne de balladur en 1995, a-t-on appris de source judiciaire. Tous deux sont désormais poursuivis pour complicité de détournement de fonds publics de Matignon.

Après avoir fouillé la piste des rétro commissions, les juges Roger Le Loire et Renaud van Ruymbeke cherchent à déterminer si des fonds spéciaux ont pu être détournés pour financer la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995. Une piste suivie depuis le témoignage, dans ce sens, de l'ancien trésorier de campagne d'Edouard Balladur, René Galy-Dejean.

"Cet argent, opaque car non déclaré et distribué en liquide, circulait légalement jusqu’en 2001 dans les ministères. Les juges veulent déterminer si Edouard Balladur, Premier ministre avant l’élection de Jacques Chirac, a pu se servir de cette manne pour financer sa campagne", précise "Libération".

Rétrocommissions issues de ventes d'armes

"Pierre Mongin, dont la probité professionnelle à la RATP et la probité personnelle n'est absolument pas mise en cause dans cette affaire, conteste cette mise en examen qu'il juge à la fois illégale et infondée", a déclaré son avocat, Me Olivier Baratelli.

Outre ce financement occulte, les juges soupçonnent l’équipe de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur, dont Nicolas Sarkozy était le porte-parole, d’avoir bénéficié de "rétrocommissions" issues de ventes d’armes.

L’homme d’affaires Ziad Takieddine a affirmé aux magistrats avoir reversé à des proches de l’ancien Premier ministre une partie des sommes perçues en marge de la vente, fin 1994, de sous-marins au Pakistan et de frégates à l’Arabie saoudite.

Il a réitéré ses accusations les 5 et 8 juillet lors de confrontations avec deux proches d’Edouard Balladur durant la campagne, Nicolas Bazire et Thierry Gaubert, conseiller de Nicolas Sarkozy au ministère du Budget de 1993 à 1995.

Avec dépêches
 

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