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Incidents entre Touareg et militaires au Nord-Mali, une première depuis juin

Capture d'écran FRANCE 24

Des accrochages entre soldats et rebelles touareg ont eu lieu mercredi près de Léré, localité du Nord-Mali, pour la première fois depuis le cessez-le-feu conclu en juin entre les deux parties. Le MNLA dénonce une violation de cet accord.

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Pour la première fois depuis l’accord de cessez-le-feu conclu en juin, des accrochages entre soldats et rebelles séparatistes touareg ont eu lieu, mercredi 11 septembre, à Léré, une localité de la région de Tombouctou, dans le Nord-Mali. Le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) a assuré jeudi qu'il y avait plusieurs morts dans les rangs de l'armée et que deux de ses membres avaient été blessés. L’armée, de son côté, n’a pas confirmé ce bilan.

Les deux parties ont des versions divergentes de l'incident. Souleymane Maïga, le porte-parole de l'armée malienne, nie ainsi tout affrontement entre les troupes régulières et celles du MNLA mais parle de brigands. "Nous n'avons pas eu en face des combattants du MNLA. Nous avons eu en face des bandits armés qui empêchaient les populations de vivre", a-il ainsi déclaré. "Une patrouille militaire est tombée sur des hommes en armes se déplaçant à bord de quatre véhicules tout-terrain, a indiqué à Reuters le capitaine Modibo Naman Traoré. Ils ont refusé d'obéir aux ordres des militaires et ont ouvert le feu sur les soldats."

L’incident se serait produit, selon l’armée, lors d’une opération de sécurisation menée dans cette région, en proie à une recrudescence du banditisme depuis plusieurs jours.La zone en question, où s’opèrent des flux commerciaux, est régulièrement le théâtre de rackets. Les rebelles s’y sont récemment regroupés dans un campement.

"Si les attaques se poursuivent, nous prendrons tous les risques"

Toutefois, du côté du MNLA, la version est toute autre. L’un des fondateurs du mouvement, Attaye Ag Mohamed, cité par Reuters, accuse en effet l'armée d'avoir ouvert les hostilités en encerclant ses hommes. Il assure également que les militaires ont procédé à l'arrestation de plusieurs civils présentés comme des combattants. Le MNLA dénonce une violation pure et simple de l’accord conclu à Ouagadougou en juin dernier. L'accord prévoyait un cessez-le-feu, le retour de l’armée dans le Nord-Mali, et notamment dans le bastion rebelle de Kidal, ainsi qu’un cantonnement des combattants rebelles sur des sites de regroupement.

"Nous adressons un message aux autorités maliennes pour la cessation des arrestations, la libération des prisonniers et surtout pour le respect de l'accord de Ouagadougou", a lancé Mahamadou Djeri Maïga, le vice-président du MNLA. "Mais si les attaques se poursuivent, nous prendrons tous les risques sur les positions de l'armée", a-t-il également prévenu.

Ces affrontements surviennent une semaine à peine après l’investiture du nouveau président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), qui dispose désormais de deux mois pour engager des pourparlers sur un arrangement définitif avec les insurgés.

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