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Syrie : l'ONU a des "preuves flagrantes" d'utilisation de gaz sarin

AFP

Les inspecteurs de l'ONU font état dans leur rapport de "preuves flagrantes" d'usage de gaz sarin lors du massacre du 21 août près de Damas. Ils ajoutent que des armes chimiques ont été utilisées "sur une échelle relativement grande" en Syrie.

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Le début du programme de destruction du stock d'armes chimiques en Syrie devrait être "une question de jours", a indiqué lundi l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC). "Des experts de l'OIAC sont déjà au travail et préparent une feuille de route", a ajouté l'OIAC, selon laquelle "le Conseil exécutif de l'OIAC devrait se réunir très bientôt" pour discuter du dossier syrien. Cette réunion devrait avoir lieu jeudi ou vendredi.

La Syrie devra fournir, "au plus vite", une liste détaillée de son arsenal chimique, selon l'OIAC. "L'exactitude de ce qui aura été révélé" sera vérifiée par des experts de l'OIAC qui effectueront des visites sur place et aideront à ce que les lieux où sont stockées les armes chimiques soient sécurisés jusqu'à la destruction, a précisé la même source.

La Convention sur l'interdiction des armes chimiques entrera en vigueur le 14 octobre pour la Syrie, a souligné l'OIAC.

Selon les premiers éléments de leur rapport rendus publics, les experts de l'ONU qui ont enquêté en Syrie ont trouvé des "preuves flagrantes et convaincantes" de l'utilisation de gaz sarin lors du massacre du 21 août près de Damas, où au moins 1 400 personnes ont été tuées.

Les inspecteurs ont ajouté que des armes chimiques avaient été utilisées "sur une échelle relativement grande" au cours du conflit syrien. Le document précise également que l'attaque du 21 août a été perpétrée à l'aide de "roquettes sol-sol contenant du gaz sarin".

Le rapport remis dimanche au secrétaire genéral de l'ONU Ban Ki-moon, doit être présenté lundi en fin de matinée aux ambassadeurs des 15 pays membres du Conseil de sécurité.

Mais le rapport ne désignera pas directement les responsables de cette utilisation, le mandat des enquêteurs ne prévoyant pas qu'ils puissent se prononcer sur ce point.

Les pays occidentaux accusent le régime syrien d'avoir mené l'attaque du 21 août et treize autres attaques à l'arme chimique depuis le début de la guerre en Syrie en mars 2011.

Moscou, de son côté, a toujours cherché à dédouaner son allié syrien, et accuse les rebelles d'avoir fomenté des attaques chimiques pour faire accuser Damas et provoquer une frappe militaire occidentale.

La perspective d'une telle frappe est désormais écartée, au moins à court terme, depuis qu'Américains et Russes se sont mis d'accord, le week-end dernier à Genève, sur un plan de démantèlement des armes chimiques syriennes, que Damas a accepté.

Washington, Londres et Paris entendent néanmoins se servir du rapport des enquêteurs de l'ONU pour maintenir la pression sur le régime de Bachar al-Assad, afin qu'il respecte à la lettre ses engagements de démanteler son arsenal chimique, alors que Moscou rejette toute menace d'action militaire contre son allié syrien.

Avec dépêches

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