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BRÉSIL

Espionnage : Dilma Rousseff reporte sa visite à Washington

La présidente brésilienne Dilma Rousseff.
La présidente brésilienne Dilma Rousseff. AFP
3 mn

Suite aux soupçons d’espionnage du Brésil par les renseignements américains et à l’absence d’explications des États-Unis, la présidente brésilienne Dilma Rousseff a annoncé qu’elle reportait sa visite d'État à Washington prévue le 23 octobre.

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Après un entretien téléphonique d’une vingtaine de minutes - sur lequel rien n’a fuité - avec le président américain Barack Obama, elle a pris sa décision : Dilma Rousseff n’ira pas à la Maison Blanche. En tous les cas pas le 23 octobre, comme c’était initialement prévu. "Les conditions n'étaient pas réunies pour effectuer cette visite à la date convenue", a annoncé dans un communiqué la présidence brésilienne, déclarant attendre des États-Unis "un éclaircissement satisfaisant des faits avec des explications à la hauteur et l'engagement de cesser les activités d'interception".

Wahsington a pris acte par la voix du porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, qui a affirmé qu'un tel déplacement "ne devrait pas être éclipsé par un seul dossier quelles que soient son importance ou les difficultés qu'il présente" tout en appelant de ses vœux une visite prochaine.

Révélations d'Edward Snowden

La tenue de ce déplacement officiel dépendait selon Brasilia des explications fournies par Washington sur un cas d'espionnage des communications privées de la présidente et de certains de ses collaborateurs par les services secrets américains. Ces révélations s'appuient sur des documents de l'Agence nationale de sécurité américaine (NSA) fournis par l'ex-informaticien américain Edward Snowden au journaliste américain Glenn Greenwald, qui vit à Rio de Janeiro.

Après ces fuites, Brasilia avait annoncé le report du voyage de l'équipe qui devait préparer la visite d'État de Dilma Rousseff aux États-Unis. La présidente brésilienne avait déjà directement évoqué la question avec son homologue américain en marge du sommet du G20 à Saint-Pétersbourg, début septembre, où Barack Obama s'était engagé à suivre personnellement le dossier et à lui fournir des explications. Il n'a, semble-t-il, pas su convaincre.

Avec dépêches
 

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