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Dans la presse

Une nouvelle polémique sur les Roms

Dans la presse française, ce mercredi, la nouvelle polémique sur les Roms, l'éventuelle comparution de Nicolas Sarkozy en correctionnelle, l'Iran en vedette à l'ONU, et un vol spectaculaire dans un avion Air France.

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Ce mercredi, c’est la polémique sur les Roms qui intéresse les journaux après la déclaration du ministre de l’Intérieur, hier estimant que seule "une minorité d’entre eux voulait s’intégrer en France" et qu’ils avaient "vocation à revenir en Roumanie ou en Bulgarie".

"Manuel Valls boit la tasse", titre le Huffington Post pour qui ces propos sont un "pari risqué".

Un pari qui ravit Le Figaro. Manuel Valls, "ouvre enfin les yeux" et "sonne l’alarme", estime le journal de droite. Pour Yves Thréart, "il n’y a plus une région, plus un département, plus une ville qui ne soient confrontés à l’installation de plusieurs campements de Roms, avec la délinquance que cela entraine". La France se trouve sur "un volcan qui entrera en éruption si rien n’est entrepris", avec le risque de faire grandir le front national, écrit l’éditorialiste.

Des mots qui choquent Libération. "Haro sur les Roms", titre le quotidien pour qui cette population est une victime collatérale des municipales qui approchent. "C’est tristement aussi simple", écrit le journal.
Le thème de l’immigration va être instrumentalisé jusqu’aux élections de mars prochain, poursuit-il. Le journal de gauche accuse la droite et Nicolas Sarkozy en personne d’avoir remis le sujet au centre des débats, alors que la France est l’un des pays d’Europe à accueillir le moins de Roms. Il n’y a "pas de menace Roms", s’insurge François Sergent dans son éditorial avant de conclure avec les mots d’André Glucksman "la peur des Roms n’est que la peur inavouée de soi".

Autre sujet à la Une de Libération, l’Affaire Bettencourt et cette décision de la Cour d’Appel de Bordeaux qui valide l’ensemble de l’enquête du juge Gentil. Tous les regards se tournent donc désormais en direction de ce juge qui doit maintenant décider. Va-t-il oui ou non renvoyer Nicolas Sarkozy sur le banc des prévenus? En principe, le juge Gentil doit encore attendre de savoir si les avocats de l’ancien président forment un pourvoi en cassation pour contester la décision de la Cour d’appel de Bordeaux, c’est l’usage. Mais selon Libération, le juge a déjà prouvé par le passé qu’il était capable de faire fi des usages. Le journal cite un avocat présent dans le dossier qui croit savoir que l’ordonnance de renvoi va être rendu très vite, et que le juge a déjà passé tout le mois de septembre à la rédiger. Et contrairement à ce qu’affirmait le Canard Enchainé la semaine dernière, il y a de fortes chances qu’il décide de renvoyer Nicolas Sarkozy en correctionnelle. Si tout va très vite, un procès pourrait même avoir lieu dès l’année prochaine, croit savoir le quotidien.

La presse s’intéresse aussi à l’Assemblée générale de l’ONU qui a lieu en ce moment, avec cette première journée hier, où tous les regards étaient tournés vers le président iranien, la vedette incontestable à New York. Avec cette poignée de main si attendue entre le président iranien et Barack Obama qui n’est finalement jamais venue. Le Figaro cite une source américaine affirmant qu’une telle rencontre s’est révélée "trop compliquée" expliquant que "les Iraniens n’y avaient finalement pas donné suite en raison de dynamiques internes compliquées". Néanmoins, le président américain veut ouvrir le dialogue avec l’Iran. Il charge son Secrétaire d’Etat de négocier avec la république islamique. Un "chemin risqué", affirme le Figaro. Les adversaires républicains du président l’accusent déjà de baisser la garde. Et même son ancien conseiller sur le Proche-Orient, Dennis Ross, cité par le Figaro prévient : "Il ne faudrait pas qu’Obama se laisse piéger par une diplomatie de l’esquive pendant que le programme nucléaire iranien crée de nouvelles réalités".

A l’ONU, outre l’Iran, la Syrie et le terrorisme, on parle aussi beaucoup de la Centrafrique ces jours-ci. Dans son discours devant l’Assemblé générale François Hollande a d’ailleurs lancé hier un cri d’alarme pour sauver le pays. Un pays de plus en plus victime de seigneurs de guerre, nous dit le Figaro avec un reportage dans les rues de Bangui. Ces seigneurs de guerre ce sont les rebelles de la Seleka, qui étaient entrés dans la capitale en mars dernier.

Depuis, "on ne vit plus", raconte un habitant. "Les rebelles de la Seleka viennent la nuit et ils enlèvent des jeunes que l’on ne revoit plus", témoigne-t-il. Les pillages sont généralisés explique Tanguy Berthelet dans son reportage. Les voitures, les matelas, l’électroménager : tout disparait. Les rebelles se servent chez les habitants. Et la situation est pire en dehors de Bangui, où le pays est tout simplement hors de contrôle, écrit le journaliste.

Et on termine avec ce vol qui n’arrange pas les affaires d’Air France. C’est à lire dans le Parisien. Une nouvelle affaire dont Air France ce serait bien passé, après la saisie record de cocaïne, la semaine dernière. Cette fois, la compagnie se fait une publicité négative après le vol de 44kg d’or. Cela s’est passé le 19 septembre dernier. Sur un vol entre Paris et Munich. Un fait divers qui interroge sur les mesures de sécurité à l’aéroport Charles de Gaulle et à bord des avions de la compagnie. L’ensemble des personne qui ont été en contact avec la précieuse cargaison vont être interrogées, affirme une source proche de l’enquête, citée par le journal.
 

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