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Le rappeur tunisien Klay BBJ condamné à six mois ferme

Photo du rappeur Klay BBJ sur sa page Facebook
Photo du rappeur Klay BBJ sur sa page Facebook

Déjà condamné fin août, le rappeur tunisien Klay BBJ a de nouveau écopé jeudi de six mois de prison ferme pour des chansons jugées insultantes par les autorités. Son avocat a annoncé qu'il ferait appel.

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En Tunisie, le rappeur Ahmed Ben Ahmed, dit Klay BBJ, a été condamné, jeudi 26 septembre, à l'issue d'un procès éclair, à six mois de prison ferme pour des chansons jugées insultantes par les autorités et portant atteinte aux bonnes moeurs.

"Nous avons décidé d'une peine de six mois ferme avec exécution immédiate" de la sentence, a dit le juge Belgacem Chaïeb après moins d'une heure et demie d'audience.

En cause : un concert donné avec Weld El 15

Le rappeur Klay BBJ était jugé pour outrage à des fonctionnaires, atteinte aux bonnes mœurs et diffamation en raison de textes qu'il a chantés avec un autre musicien, Weld El 15, lors d'un concert en août à Hammamet, station balnéaire à 60 kilomètres au sud de Tunis.

Les deux chanteurs avaient été condamnés fin août par contumace pour ces faits à 21 mois de prison ferme sans avoir été prévenus de la tenue du procès ni même informés de leur inculpation.

Klay BBJ avait décidé de faire opposition à ce jugement par contumace si bien qu'il était rejugé jeudi en première instance.

Weld El 15, en cavale depuis la condamnation, a choisi de ne pas contester le verdict et estime être victime de harcèlement judiciaire. Il avait déjà été condamné à deux ans de prison ferme pour une chanson insultant la police, peine réduite en juillet en appel à six mois de détention.

Vague de critiques contre la justice tunisienne

L'avocat de Klay BBJ a immédiatement indiqué jeudi qu'il ferait appel. "C'est une nouvelle injustice visant les artistes. Je vais interjeter l'appel et continuer le combat", a déclaré à l'AFP Me Ghazi Mrabet.

Ces affaires ont déclenché une vague de critiques contre la justice, la police et le gouvernement dirigé par les islamistes d'Ennahda, accusés de réprimer les libertés artistiques et d'expression acquises avec la révolution de 2011.

Les organisations de défense des droits de l'Homme dénoncent régulièrement le recours au code pénal hérité du président déchu Zine el Abidine Ben Ali pour faire taire la critique.

Avec dépêches

 

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