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À Nairobi, les habitants du "petit Mogadiscio" craignent des représailles

afp

Les envoyés spéciaux de France 24 sont allés à la rencontre des habitants du quartier somalien de Nairobi, où les habitants ont peur d’être pris pour cible par les autorités à la suite de la sanglante attaque du centre commercial de Westgate.

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Trois jours après la fin du siège du centre commercial de Westgate à Nairobi, la communauté somalienne de la capitale kenyane vit dans la crainte de représailles. Les habitants du quartier d’Eastleigh, surnommé le "petit Mogadiscio", ont confié aux envoyés spéciaux de FRANCE 24 leur peur de voir se multiplier les arrestations arbitraires par des policiers à la recherche de sympathisants des Shebab, le mouvement  islamiste somalien.

"Ils nous battent, ils nous menacent. Ils nous disent: "si tu es Somalien, alors tu fais partie d’Al-Shabab. Donc ça veut dire que c’est un crime d’être Somalien?!", s’exclame Said Hassan Anteno au micro de FRANCE 24. Le jeune homme affirme avoir été arrêté et détenu plusieurs fois sans raison apparente par les autorités kenyanes. "Nous les Somaliens, nous sommes des cibles faciles, on nous accuse, on nous arrête. On n’a aucun droit ici!”, renchérit Said Hassan Anteno.

Harcèlement policier

Coups de filet, menaces, harcèlement policier… La communauté somalienne de Nairobi, forte de 250 000 personnes, a déjà été victime d’amalgame dans le passé suite à des attaques à la grenade revendiquées par les islamistes somaliens. "Après chaque attaque terroriste au Kenya, les habitants de ce quartier craignent de servir de bouc émissaire", résume ainsi Ben Barnier, envoyé spécial de FRANCE 24 à Nairobi.

Des craintes étayées par une récente enquête de l’ONG Human Right Watch faisant état d’actes de torture, de viols et d’extorsion commis par des policiers kenyans à l’encontre de réfugiés somaliens au cœur de Nairobi.

 

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