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EXCLUSIF - Netanyahou à Hollande : "restez fort, très fort" sur l'Iran

Benjamin Netanyahou interviewé par le correspondant de FRANCE 24
Benjamin Netanyahou interviewé par le correspondant de FRANCE 24 FRANCE24

Dans un entretien exclusif accordé à FRANCE 24, jeudi, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a appelé la France à rester ferme contre l’Iran, qui chercherait à se doter de l'arme nucléaire.

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Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a exhorté en français, jeudi, dans un entretien accordé à FRANCE 24, le président François Hollande à rester ferme contre l’Iran, qui chercherait à se doter de capacités nucléaires militaires. "Vous devez rester fort, très fort", a-t-il déclaré à l’attention du président français. Israël, les États-Unis et leurs alliés occidentaux soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme atomique, sous couvert d'un programme nucléaire civil, ce que dément Téhéran.

"Ne le faites pas de nouveau, ne faites pas une erreur historique"
 
"La France, comme le peuple juif, a été la victime d’une grande erreur historique, que fût celle de ne pas s’opposer à un régime radical [l’Allemagne nazie, ndlr]", à la veille de la Seconde guerre mondiale. "Ne le faites pas de nouveau, ne faites pas une erreur historique", a déclaré Benjamin Netanyahou à Gallagher Fenwick, correspondant de FRANCE 24 à Jerusalem.
 
"Je ne pense pas du tout que le président Hollande soit naïf", a estimé le Premier ministre israélien, interrogé sur la portée de la poignée de main échangée entre François Hollande et son homologue iranien Hassan Rohani, fin septembre au siège des Nations unies. Visiblement échaudé par la campagne du président iranien, qui a multiplié les ouvertures vers l'Occident au cours du mois dernier, Benjamin Netanyahou l’a qualifié de "campagne du sourire", tout en affirmant que Hassan Rohani "bluffe".
 
"Ne dites pas que je ne vous ai pas prévenu"
 
Interrogé sur son éventuelle crainte de se voir isolé sur la scène internationale, qui a salué le relatif réchauffement diplomatique avec l’Iran, le Premier ministre israélien a répliqué qu’il ne l’était nullement. "Je ne suis pas isolé, l’Etat d’Israël non plus d’ailleurs, chaque pays du monde arabe est d’accord avec nos positions, certains le disent ouvertement, d’autres moins", a-t-il poursuivit. "Je n’ai pas de problème à dire la vérité, quitte à être impopulaire, et ne dites pas que je ne vous ai pas prévenu".
 
Et de poursuivre sa charge contre la République islamique d’Iran. "Ce même régime iranien qui participe à un crime de masse en Syrie [Téhéran est un allié indefectible du régime syrien, ndlr], qui pratique le terrorisme sur les cinq continents (...), qui a violé toutes les résolutions de l’ONU sur l’arrêt de l'enrichissement d'uranium, ce même régime vient aujourd’hui avec le sourire (...) demander, en échange de concessions cosmétiques de sa part, la réduction des sanctions", déplore Benjamin Netanyahou. "Et bien, ils auront tout, et nous autres nous n’obtiendrons rien ".
 
S’il affirme "n’avoir rien contre la diplomatie, quand elle fonctionne", il a répété sur un ton très ferme qu’Israël ne laissera pas l’Iran se doter de capacités nucléaires militaires, en indiquant implicitement que l’option militaire est toujours envisagée.
 
Concernant le processus de paix avec les Palestiniens, le Premier ministre israélien a expliqué qu’il s’agissait de la deuxième priorité de son gouvernement. "Mais nous savons, que si nous n’empêchons pas l’Iran de se doter d’armes nucléaires, la paix sera emportée, ainsi que les traités de paix déjà signés, et celui qu’on essaie de conclure avec les Palestiniens". Et de conclure : "si nous n’arrêtons pas l’Iran, il n’y aura pas de paix dans le monde".

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