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Attentat dans le nord du Pakistan, un ministre de province parmi les victimes

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Le ministre de la Justice de la province pakistanaise du Khyber Pakhtunkhwa a été tué mercredi dans un attentat-suicide à son domicile. Cette province du nord-ouest, fief des Taliban, est instable.

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Au Pakistan, le ministre de la Justice de la province instable du Khyber Pakhtunkhwa, un refuge de Taliban près de la frontière afghane, a perdu la vie mercredi 16 octobre dans un attentat-suicide ayant fait au moins huit morts pendant les festivités de l'Aïd el-Kébir, la fête musulmane du sacrifice, ont annoncé les autorités.

Israr Ullah Khan Gandapur, 38 ans, recevait des invités dans sa résidence située près de la ville de Dera Ismaïl Khan (nord-ouest) lorsqu'un kamikaze s'est approché de lui et a actionné sa ceinture explosive. "Le frère du ministre m'a dit qu'il était mort", a déclaré à l'AFP le ministre provincial de la Santé, Shaukat Yousafzaï. "J'ai vu son cadavre", a déclaré Mohammad Yousaf Khan, un haut responsable de la police locale qui a fait état d'au moins huit morts, dont le ministre, et de plus de 25 blessés.

"Malgré un dispositif de sécurité renforcé, le kamikaze a réussi à entrer dans la résidence et à se faire exploser", a regretté Mushtaq Khan, un autre responsable de la police de Dera Ismaïl Khan, ville du Khyber Pakhtunkhwa, située à proximité des zones tribales, un sanctuaire d'Al-Qaïda et des Taliban régulièrement bombardé par des drones américains.

La province du Khyber Pakutunkhwa est dirigée par le parti Tehreek-e-Insaf, le parti de l'ancien joueur de cricket Imran Khan, favorable aux négociations de paix avec les Taliban.

La marque des Taliban pakistanais

Israr Ullah Khan Gandapur, élu aux législatives de mai avant d'être nommé ministre de la Justice dans le gouvernement provincial dirigé par le Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI), formation de l'ex-gloire du cricket Imran Khan, est le troisième député de cette province assassiné depuis le début de l'année.

Sur son compte Twitter, Imran Khan s'est dit "choqué et attristé" par la mort de son collègue et de sept autres personnes, preuve que la population et les responsables gouvernementaux du nord-ouest du Pakistan sont des "cibles" sur la "ligne de front" dans la guerre livrée par des groupes islamistes armés.

Cet attentat-suicide n'avait pas été revendiqué mercredi, mais il pourrait porter la marque des Taliban pakistanais du TTP qui multiplient depuis six ans les attaques meurtrières contre le pouvoir et les forces de l'ordre.

Le gouvernement pakistanais, l'armée et l'administration du Khyber Pakhtunkhwa ont récemment proposé aux insurgés d'ouvrir des pourparlers de paix. Les Taliban pakistanais ont toutefois posé une série de conditions telles que la libération des prisonniers du TTP et la fin des tirs de drones américains dans la région pour amorcer toute discussion.

Les insurgés se sont en outre engagés à poursuivre leurs attaques tant que les autorités ne donneraient pas suite à leurs demandes. Au cours du dernier mois, des factions talibanes ont perpétré des attentats ayant fait plus de 140 morts dans le nord-ouest.

Avec dépêches

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