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Selon un sondage, 65 % des Français sont opposés au retour de Leonarda

AFP

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a écourté son séjour aux Antilles et a reçu samedi le rapport d'enquête sur les conditions d'expulsion au Kosovo de Leonarda. Selon un sondage, deux tiers des Français s'opposent au retour de l'adolescente.

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La polémique ne retombe pas. Alors que la mobilisation lycéenne, en solidarité avec la jeune Leonarda expulsée avec sa famille vers le Kosovo, ne faiblit pas, un sondage BVA publié samedi 19 octobre montre que deux Français sur trois affirment être opposés à un éventuel retour de l'adolescente en France. Interrogés sur l'affaire, 65% des sondés affirment en effet être opposés au retour de l'adolescente de 15 ans interpellée dans le Doubs le 9 octobre lors d'une sortie scolaire.

Selon l'enquête réalisée pour iTélé et Le Parisien/Aujourd'hui en France, 46% des Français, soit moins d'un sur deux, se disent choqués par cette interpellation contre 54% qui estiment que cette mesure n'est pas choquante.

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, cible de la contestation des lycéens, reçoit un large soutien des personnes interrogées puisque 74% "approuvent" sa position dans cette affaire contre 24% qui la désapprouvent.

Valls écourte sa visite aux Antilles

Rentré précipitamment des Antilles, Manuel Valls a reçu samedi matin le rapport de l'Inspection générale de l'administration (IGA) concernant les conditions d'expulsion de Leonarda. Le ministère de l'Intérieur s'exprimera "rapidement", le plus probablement dès samedi, sur les conclusions de l'enquête.

Le ministre de l'Intérieur est vivement critiqué, notamment à gauche, pour les conditions d'interpellation de Leonarda, expulsée le 9 octobre vers le Kosovo avec sa famille après avoir été prise en charge par la police en pleine sortie scolaire. Des milliers de lycéens ont aussi manifesté jeudi et vendredi pour réclamer le retour de l'adolescente, voire la démission du ministre.

L'enquête de l'Inspection générale de l'administration, commandée mercredi, doit dire si cette expulsion a été conforme au droit. "S'il y a eu faute, l'arrêté de reconduite à la frontière sera annulé", a assuré mercredi le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. L'Élysée a fait savoir que le gouvernement pourrait décider de sanctuariser non seulement l'école, comme c'est déjà le cas, mais aussi le "temps de vie scolaire".

Mobilisation lycéenne

Vendredi la mobilisation des lycéens en solidarité avec leur camarade est restée très forte. À Paris, une manifestation à l'appel de plusieurs organisations (lycéens, étudiants, parents d'élèves, RESF) a rassemblé 4 000 personnes entre Bastille et Nation, selon la préfecture de police, 12 000 selon l'UNL. Le syndicat lycéen a comptabilisé 32 000 manifestants dans toute la France (Marseille, Grenoble, Angers, La Rochelle, Avignon, Saint-Brieuc). Entre 100 et 150 personnes se sont réunies à Besançon devant la préfecture du Doubs, en réclamant la démission de Manuel Valls et du préfet du Doubs.

"On nous a répondu très clairement qu'en attendant la remise du rapport, ces expulsions répondaient à la loi", a déclaré Yvan Dementhon, président de l'Union nationale lycéenne (UNL), à la sortie d'une réunion au ministère de l'Intérieur. Il a annoncé, tout comme Steven Nassiri, président du syndicat lycéen Fidl, que le mouvement allait "continuer". Les vacances de la Toussaint commencent ce week-end.

Avec dépêches

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