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Le pouvoir militaire égyptien resserre son étau sur la bande de Gaza

FRANCE 24

Depuis la destitution du président Mohamed Morsi, Le Caire a détruit des centaines de tunnels de contrebande creusés sous la frontière avec la bande de Gaza. Un territoire gouverné par le Hamas, lui-même issu de la confrérie des Frères musulmans.

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Depuis la destitution, le 3 juillet, par l'armée égyptienne du président Mohamed Morsi, membre des Frères musulmans, dont est issu le Hamas, les relations sont exécrables entre Le Caire et la bande de Gaza, où le mouvement islamiste palestinien est au pouvoir.

Ce dernier est accusé par les autorités égyptiennes de participer à la déstabilisation du Sinaï, la très stratégique péninsule désertique du nord de l’Égypte. En représailles, l'armée égyptienne a détruit des centaines de tunnels de contrebande creusés sous la frontière avec la bande de Gaza, qui approvisionnaient le territoire palestinien en produits alimentaires et matériaux de construction. Voyager par Rafah, le point de passage officiel et seule porte vers ce territoire qui permette de contourner Israël, est également devenu très difficile.
 
Sur le terrain, la colère gronde du côté palestinien. "Il n’y a pas un seul tunnel qui fonctionne entre Gaza et l’Égypte, tout ce que nous pouvons faire, c’est nettoyer les tunnels en retirant de la terre, j’espère que Dieu va les faire changer d’avis”, confie à FRANCE 24 Khaled, tunnelier à Rafah.
 
"Les forces de sécurité égyptiennes ont fait de ce lien vital qui grouillait habituellement d'activités une véritable ville fantôme", explique Gallagher Fenwick, correspondant de FRANCE 24 à Jérusalem.
 
Du côté du point de passage de Rafah, que très peu de voyageurs sont autorisés à emprunter, la situation est la même. "La fermeture fréquente du passage de Rafah et la destruction des tunnels font que de nombreux Palestiniens de Gaza se plaignent d’être désormais sous le coup de deux blocus, l’un israélien, l’autre égyptien", conclut Gallagher Fenwick.
 
Coincés depuis la chute de Morsi
 
La tension est vive à l’intérieur du terminal et certains, qui disent être coincés à Gaza depuis la chute du président Mohamed Morsi, n’hésitent pas à laisser éclater leur colère. “On attend, qu’est ce qu’on peut faire d’autre, peste Faiq Abdallah, un voyageur palestinien entre Gaza et l’Égypte. On doit voyager, nous avons tous de bonnes raisons de devoir voyager. Tous les problèmes ont commencé après la chute de Morsi.” 
 
Pour Fathiya Abou Shawaweesh, une voyageuse palestino-jordanienne coincée à Gaza, cette situation est incompréhensible. “Ils ont peur de nous à cause des problèmes dans leur pays, mais nous n’avons rien à voir avec ça.”
 
Le pouvoir égyptien ne semble pas près de revenir sur sa décision. Le 19 octobre, le chef du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, a réaffirmé que son mouvement n'était en rien impliqué dans les violences en Égypte. "Nous ne nous sommes ingérés dans les affaires d'aucun pays et ne sommes impliqués dans les événements ou les divergences ou les conflits intérieurs d'aucun pays", a-t-il indiqué.
 
"Nous ne sommes impliqués dans aucun incident, ni dans le Sinaï ni ailleurs", a-t-il insisté tout en appelant les médias et les responsables égyptiens à cesser leurs accusations "sans fondement" contre le Hamas.
 
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