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Ex-otages d'Arlit : Alger et Doha auraient participé aux négociations

AFP

Dans un article publié en ligne, le quotidien algérien El-Watan dévoile qu’Alger et doha auraient été impliqués dans les négociations, ayant abouti à la libération des quatre Français enlevés à Arlit en 2010 et libérés mardi.

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L’édition en ligne du quotidien algérien El-Watan rapporte qu’Alger et Doha auraient participé aux négociations ayant abouti à la libération des quatre otages français d’Arlit.

"Il y a deux mois, les Qataris, qui entretiennent de bonnes relations avec les mouvements salafistes en Syrie et en Libye, sont intervenus à la demande des Français, et sont entrés en contact avec des cadres d'Ansar Dine [un groupe jihadiste malien, NDLR]", a précisé une source sécuritaire algérienne au quotidien.

"Pour montrer leur bonne volonté, les autorités maliennes ont arrêté leurs recherches contre 20 combattants d'Ansar Dine", a expliqué cette source. Cette mesure aurait convaincu Iyad Ag Ghaly, ancien dirigeant de la rébellion touareg et chef de ces combattants, de faire jouer ses réseaux pour obtenir la libération des quatre otages.

Cette source sécuritaire explique qu’en parallèle, l’Algérie aurait mené une opération, et activé ses propres contacts. Il y a quelques jours, le conseiller du président burkinabè, Blaise Compaoré, le mauritanien Mustapha Ould Chafii s'est rendu à Alger.

M. Chaffi avait déjà été "sollicité lors des pourparlers précédents pour la libération d'otages au Mali", explique El-Watan.

Après la mort du chef islamiste ultra radical Abou Zeid, décédé dans des combats au Mali en février 2013, et responsable de l'enlèvement des otages français il y a trois ans, les négociations ont été menées par son successeur, l'algérien Saïd Abou Moughatil. Il aurait été secondé par le Tunisien Abou Mohamed, un cadre polyglotte du groupe sur lequel Abou Zeid s'appuyait déjà dans d’autres dossiers.

Déjà, mardi soir, le président de l’Observatoire international du terrorisme Roland Jacquard avait évoqué sur FRANCE 24 le rôle joué par Alger dans le dénouement de l’affaire. Il expliquait notamment que le directeur de la DGSE, Bernard Bajolet, avait été ambassadeur de France en Algérie, et qu’il avait conservé d’étroits liens avec le renseignement algérien.

Les quatre ex-otages français, qui ont été libérés mardi, sont arrivés à Paris mercredi 30 octobre en fin de matinée, à l’aéroport de Villacoublay [Yvelines].

Avec dépêches

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