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Vidéo : "Areva et Vinci ont payé la rançon des otages d'Arlit"

Dorothée Moisan sur FRANCE 24
Dorothée Moisan sur FRANCE 24 FRANCE 24

Dorothée Moisan, journaliste à l'AFP et auteur du livre "Rançons : le business des otages", a assuré, jeudi sur l'antenne de FRANCE 24, que les employeurs des quatre ex-otages d'Arlit avaient payé une rançon aux ravisseurs.

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Au lendemain du retour en France des quatre ex-otages enlevés au Niger il y a plus de trois ans, les circonstances de l’opération de libération restent floues. Tandis que le quotidien "Le Monde" affirme que "l'argent [de la rançon] a été prélevé sur les fonds secrets alloués aux services de renseignement", du côté de l’exécutif on martèle que la France n’a versé “aucun argent public”.

Sur l’antenne de FRANCE 24, Dorothée Moisan, journaliste à l'AFP et auteure de “Rançons : le business des otages” (Fayard), abonde dans le sens du gouvernement. “Ne pas solliciter les fonds publics ne veut pas dire qu’il n’y a pas eu de rançon”, indique-t-elle. Selon plusieurs de ses sources, la rançon a été payée par les employeurs des ex-otages, Areva et Vinci, "avec le feu vert de l'État".

Dorothée Moisan sur FRANCE 24

Une première rançon en 2011

En février 2011 déjà, “une première rançon de 13 millions d’euros avait été payée pour la libération de Françoise Larribe et de deux autres hommes, un Togolais et un Malgache”, ajoute la journaliste. “Dans cette lignée, une rançon dont je ne connais pas le montant pour l’instant a été de nouveau versée par les deux entreprises” pour la libération de Daniel Larribe, Thierry Dol, Pierre Legrand et Marc Féret.

Selon une source proche de la médiation nigérienne, la rançon avoisinerait les 20 millions d'euros, un chiffre crédible au vu de la somme versée deux ans et demi plus tôt. "Il n'y a pas d'illusion à se faire, le vrai montant sortira bientôt, explique un négociateur sahélien, car eux-mêmes [Al-Qaïda au Maghreb islamique, NDLR] vont la publiciser. Il ne faut pas oublier qu'eux considèrent cette rançon comme une victoire".

Une victoire d’autant plus amère que l'entreprise Areva est détenue en partie par l’État français. “Je pense que les employeurs étaient prêts depuis longtemps à payer pour libérer leurs salariés, explique Dorothée Moisan. Mais de l’autre côté, les autorités françaises voulaient se battre. Une rançon trop élevée est un pousse au rapt.”
 

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