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Affaire Leonarda : le "dérapage" de Natacha Polony sur Twitter

capture d'écran Twitter

En tweetant une blague "pas très drôle" sur la jeune rom Leonarda, expulsée de France le 9 octobre, la chroniqueuse française Natacha Polony s’est attirée les foudres de nombreux internautes et journalistes.

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Alors que l’affaire Leonarda avait fini par s’apaiser, la journaliste française Natacha Polony a remis, vendredi 1er novembre, le feu aux poudres en publiant un tweet polémique sur la jeune rom-kosovare expulsée le 9 octobre. Accompagné de la photo d’une mendiante enroulée dans une couverture Givenchy sur les marches du métro, le tweet indiquait "Leonarda de retour en France pour la Fashion Week".

Une blague de mauvais goût aux yeux de beaucoup de personnes, qui ont instantanément fustigé le dérapage de la chroniqueuse d’Europe 1 et de l’émission "On n’est pas couché" sur France 2. À l’image de Jean-Vincent Placé, le président du groupe parlementaire écologiste au Sénat, qui a publié une critique sur le même réseau social : "Tweet nul et nauséabond de Natacha Polony qui au fond exprime mieux que ses écrits sa relation avec les valeurs de la France #lepenisation".

Un tweet qui "doit être sanctionné"

Articles et chroniques ont également déferlé à l’encontre de la journaliste, certains internautes réclamant par ailleurs sa démission. Ce tweet "immonde" "doit être sanctionné", peut-on notamment lire sur Twitter. Le site Internet "Le Plus" du Nouvel Obs a quant à lui consacré un article à "cette France moisie qui s'épanouit à la télé...". "Le tweet de Natacha Polony, tout à la fois odieux et méprisant pour Leonarda, les Roms, les malheureux et les démunis révèle l'idée qu'elle se fait de l'Humanité, du progrès humain, de la société, de la France, de la République...", estime l’auteur, Bruno-Roger Petit.

Face à l’ampleur du buzz, Natacha Polony a opté pour l’apaisement. Après avoir retiré le tweet incriminé – dont les traces restent tout de même visibles sur le Net, par le biais surtout de captures d’écran -, elle a esquissé un mea culpa en 140 signes : "Bon, une photo insolite envoyée par un ami et un trait humour pas très drôle. C'est tout."

D’autres encore se sont offusqués de tant de propos scandalisés. "Il semblerait donc que les seules choses dont on peut rire sans être taxé de facho / homophobe / sexiste, ce sont les blagues Toto", a exprimé un twitto.

"Pour avoir tweeté "maladroitement", Natacha Polony qualifiée de dangereuse extrémiste par Bruno Roger-Petit", tente de relativiser un autre.
 

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