Accéder au contenu principal

Les "bonnets rouges" ont massivement manifesté à Quimper contre l'écotaxe

Manifestation à Quimper
Manifestation à Quimper AFP

Entre 15 000 et 30 000 personnes ont manifesté samedi à Quimper contre l'écotaxe et pour l'emploi, alors que les plans sociaux se multiplient dans la région. En fin de journée, de violentes échauffourées ont éclaté.

Publicité

Les Bretons ont effectué une démonstration de force, samedi 2 novembre, à Quimper. Entre 15 000 et 30 000 personnes se sont rassemblées à proximité de la préfecture du Finistère pour manifester contre l’écotaxe et pour l’emploi en Bretagne, après une avalanche de plans sociaux et de fermetures d’entreprises.

"Cette manifestation est un grand succès pour l'emploi en Bretagne", a déclaré Christian Troadec, maire DVG de Carhaix et l'un des principaux organisateurs du rassemblement.

À Quimper, de 65 000 habitants dirigée par le maire PS Bernard Poignant, un proche de François Hollande, les manifestants se sont d'abord retrouvés place de la Résistance, sous des drapeaux bretons et diverses pancartes, comme "Droit au travail", "Gouvernement à la con", "le Français n'est pas une vache à lait", "Flamby démission", "Bretons oui, moutons non".
Le nombre de participants a été bien supérieur à toutes les attentes, alors que le gouvernement a annoncé mardi 29 octobre une suspension de l'écotaxe et a fait procéder jeudi 31 octobre au démontage symbolique d'un portique destiné à repérer les véhicules soumis à l’écotaxe à Pont-de-Buis, non loin de Quimper.
 
Echauffourées
 
De violentes échauffourées ont éclaté en fin de journée. À Quimper, peu après 15H00, un petit groupe de manifestants s'est opposé aux forces de l'ordre en leur jetant des projectiles, pierres, pavés, barres de fer, pots de chrysanthèmes et fusées de détresse. Les bonnets rouges, un symbole de la lutte anti-fiscale du 17e siècle en Bretagne, ont tenté d'escalader les grilles de la préfecture et ont mis le feu à des palettes.
 
Les policiers ont répondu en faisant usage d'un canon à eau et de grenades lacrymogènes vers 18h30, sur la place de la Résistance. Le calme est finalement revenu peu avant 20H30, selon la préfecture. Trois manifestants ont été interpellés et cinq personnes - quatre manifestants et un CRS - ont été blessées, selon la préfecture.
 
Parallèlement aux affrontements qui ont éclaté à Quimper, un portique écotaxe a été détruit à Saint-Allouestre dans le Morbihan dans un incendie provoqué par des "bonnets rouges".
 
Le rassemblement quimpérois n'a cependant pas fait l'unanimité : les syndicats CGT, Solidaires et FSU, ainsi que EELV et le Front de gauche appelaient à leur propre manifestation, à Carhaix (Finistère), car le rassemblement de Quimper était soutenu par plusieurs organisations patronales, dont Produit en Bretagne (300 entreprises, 100.000 salariés).
 
La manifestation à Carhaix s'est déroulée dans le calme, rassemblant 3.000 manifestants selon la CGT et 600 selon la préfecture.
 
"La FDSEA et le Medef sont à l'origine de la crise bretonne. Ils instrumentalisent la taxe poids lourd et la détresse des salariés [avec la manifestation de Quimper, NDLR]", a dit sur place le secrétaire national de EELV, Pascal Durand.

Avec dépêches

 

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.