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Blackberry renonce à se faire racheter et congédie son PDG

AFP

Mauvaise journée pour Blackberry : le pionnier canadien des smartphones n'a pas réussi à se faire racheter par le fonds d’investissement Fairfax Investment. Dans la foulée, le groupe a annoncé qu’il se séparait de son PDG, Thorsten Heins.

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Décidément, la série noire de Blackberry semble ne pas vouloir s’arrêter. Non seulement le constructeur canadien de smartphones a annoncé, lundi 4 novembre, qu’il se séparait de son PDG Thorsten Heins, moins de deux ans après sa prise de fonction, mais surtout, le pionnier des smartphones a révélé qu’il ne serait finalement pas racheté par le fonds canadien d’investissement Fairfax Investment.

Les banques ne se seraient pas pressées au portillon pour prêter à cet établissement financier les 4,7 milliards de dollars (3,5 milliards d’euros) nécessaires pour finaliser cette opération, affirme l’agence de presse Reuters. Un sacré revers pour la firme canadienne qui espérait officiellement depuis septembre 2013 se vendre à Fairfax Investment afin de se retirer de la Bourse. Cette transaction aurait permis de réduire la pression des actionnaires qui voient d’un mauvais œil l’incapacité de Blackberry à rester dans la cour des grands du secteur des smartphones.

Blackberry a certes tenté de minimiser l’impact négatif de ces annonces en annonçant qu’il avait réussi à lever un milliard de dollars (740 millions d’euros) en échange du remaniement de sa hiérarchie. Fairfax Investment contribue d’ailleurs à hauteur de 250 millions de dollars (185 millions d’euros) à ce nouveau financement. Le reste de l’argent provient d’autres “investisseurs institutionnels”. “C’est un vote de confiance dans le futur de Blackberry”, selon Barbara Stymiest, présidente du conseil d’administration du groupe canadien.

Chen, le magicien ?

Une analyse que ne partagent pas les marchés. L’action Blackberry était en chute libre de près de 20 % après l’annonce. Depuis, elle s’est quelque peu rattrappée et évoluait à -12 %.

Il faut dire que ce nouveau rebondissement dans la saga Blackberry en dit long sur l’état du groupe, dont les parts de marchés aux États-Unis sont passées de 50 % en 2009 à un peu plus de 3 % en 2013. L’Allemand Thorsten Heins, à la tête du groupe depuis janvier 2012, avait tenté de redorer le blason de la marque en lançant toute une série de nouveaux smartphones tournant sous Blackberry 10, la dernière mise à jour du système d’exploitation du groupe. Mais face à des retards à répétition et des ventes plus que mitigées, le constructeur canadien avait été obligé d’annoncer, en septembre 2013, plus d’un milliard de dollars de pertes.

Seule lueur d’espoir aux yeux des analystes : l’arrivée de John S. Chen en tant que PDG par intérim du groupe. “Chen est un dirigeant respecté dans le milieu des nouvelles technologies”, note le très influent site américain TechCrunch. “C’est un magicien des retournements de situation”, veut, de son côté, croire le quotidien canadien “Globe and Mail” qui rappelle son succès à la tête de Sybase, un groupe américain spécialisé dans les services informatiques aux entreprises. Peu après son arrivée à la tête de cette entreprise, en 1998, la société renouait avec les bénéfices “grâce à la décision dès le début des années 2000 de se concentrer sur les communications mobiles”, souligne le "New York Times". Reste que sauver Blackberry, qui doit faire face à des concurrents comme Apple ou Samsung, risque d’être un défi autrement plus important pour John S. Chen.

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