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Nucléaire iranien : "Un accord est possible cette semaine"

Capture d'écran FRANCE 24

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a déclaré à FRANCE 24 qu'un accord sur le programme nucléaire de Téhéran pourrait être scellé cette semaine à Genève, dans le cadre de la reprise des négociations.

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Interrogé mardi 5 novembre par FRANCE 24, le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a déclaré que Téhéran était prêt à sceller un accord sur son programme nucléaire controversé, cette semaine à Genève.

"Je pense qu’il est possible d'arriver à un accord cette semaine mais je ne peux parler que pour mon pays, pas pour les autres [les 5+1, Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne, NDLR]", a-t-il déclaré à FRANCE 24. "Il y a beaucoup de travail qui reste à faire, nous avons progressé [….] mais je pense que nous sommes très proches d’un accord", a-t-il ajouté.

Rohani "pas optimiste"

Malgré l'optimisme de ces déclarations, les négociations - qui ont repris mi-octobre entre Téhéran et les 5+1 - restent difficiles et empreintes de méfiance. Le président Hassan Rohani a déclaré lundi que son gouvernement n'était "pas optimiste" sur l’issue de ces pourparlers qui doivent reprendre ce jeudi, à Genève.

Le chef de l'État iranien a pourtant tout intérêt à ce que les discussions aboutissent rapidement  - "dans les mois qui viennent", a-t-il déclaré - pour obtenir une levée des sanctions économiques.

"Profonde histoire de méfiance"

Le Département d’État américain a lui aussi admis que les négociations étaient "dures" et qu’il y avait "une profonde histoire de méfiance" entre les États-Unis et l’Iran. La communauté internationale a toujours soupçonné l'Iran de cacher un volet militaire sous couvert de son programme nucléaire civil. Des accusations que nie Téhéran. Mais elle place dans le même temps beaucoup d’espoir dans le nouveau pouvoir politique iranien.

Pour preuve, Washington n'est pas réticent à l'idée d'assouplir sa politique à l'égard de Téhéran. Dans un entretien dimanche à la Chaîne-10 israélienne, la négociatrice américaine Wendy Sherman a affirmé que les États-Unis étaient prêts à offrir "une levée des sanctions très limitée, temporaire et réversible" tout en maintenant "l'architecture fondamentale des sanctions bancaires et pétrolières".

 

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