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Netanyahou : tout accord sur le nucléaire iranien serait "une erreur historique"

AFP

Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, doit participer, vendredi à Genève, aux négociations visant à sceller la première étape d'un accord sur le programme nucléaire controversé de l'Iran. Israël s'y oppose.

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Un accord sur le nucléaire iranien serait-il en train de se concrétiser ? Tout semble le laisser croire. Alors qu'une réunion tripartite est prévue, vendredi 8 novembre, à Genève, entre John Kerry, et ses homologues iranien, Mohammad Javad Zarif, et européen, Catherine Ashton, Laurent Fabius a annoncé qu'il participerait à cette rencontre, "une étape importante", indique-t-on de source diplomatique française.

Devant l'imminence de cet arrangement, Israël a de nouveau rejeter "complètement" tout accord en préparation. L'Iran et le groupe des 5+1 [États-Unis, Russie, Chine, Royaume-Uni, France et Allemagne] sont réunis depuis jeudi à Genève pour négocier les termes d'une entente sur la question nucléaire. Au cœur de ces discussions "extrêmement complexes", figure une proposition iranienne en échange d'un assouplissement des sanctions économiques occidentales, selon les négociateurs.

Pour Israël, "une erreur d'ampleur historique"

"Cette proposition permettrait à l'Iran de conserver la capacité de fabriquer des armes nucléaires. Israël y est totalement opposé", a affirmé jeudi soir le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, lors d'une conférence d'institutions juives internationales. "Je crois que l'accepter est une erreur d'ampleur historique. On doit la rejeter immédiatement", a-t-il estimé, en réaffirmant qu'Israël "se réserve toujours le droit de se défendre lui-même, par ses propres moyens, contre toute menace".

Dans la matinée, Benjamin Netanyahou a reçu, à l'aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv, John Kerry, qui doit ensuite se rendre à Genève pour la réunion tripartite. Il s'agit de leur troisième rencontre en trois jours.

Pas de suspension d'enrichissement d'uranium

De son côté, le ministre iranien Zarif, interrogé par CNN, a jugé jeudi qu'un accord était possible, la veille de la clôture des discussions à Genève. Il a toutefois exclu de cesser l'enrichissement d'uranium "dans son ensemble". "Il n'y aura pas de suspension de l'enrichissement dans son ensemble, mais nous pouvons traiter différentes questions qui sont sur la table", a affirmé le chef de la diplomatie iranienne.

Mercredi, un haut responsable américain avait indiqué que les États-Unis étaient prêts à proposer à l'Iran un allègement restreint des sanctions, si Téhéran acceptait un "premier pas" non précisé. L'enrichissement d'uranium par l'Iran est au cœur des inquiétudes des pays occidentaux et d'Israël, qui craignent que l'uranium enrichi à 20 % soit utilisé pour obtenir de l'uranium à 90 %, à un usage militaire.

Avec dépêches

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