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Marine Le Pen recrute un ancien proche de Juppé pour diriger son cabinet

AFP

Philippe Martel, un énarque qui a travaillé pour des personnalités de droite comme Alain Juppé ou Jacques Chirac est depuis peu le chef de cabinet de Marine Le Pen. Dans le Journal du Dimanche, il raconte son arrivée au Front national.

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Il a franchi le pas, de la droite à l’extrême droite. Le Front national (FN) a annoncé mercredi 6 novembre que Philippe Martel, un ancien collaborateur d’Alain Juppé, est devenu le chef de cabinet de Marine Le Pen.

Cet énarque de 58 ans, ancien cadre du RPR qu’il a quitté en 1997, a notamment travaillé pour Jacques Chirac à la mairie de Paris et pour Alain Juppé au Quai d’Orsay. Il a rejoint le Front national avant les vacances d’été et a fait la connaissance de Marine Le Pen via un ami commun, Paul-Marie Coûteaux. "Le courant est bien passé. J’ai rédigé quelques notes pour elle. Cet automne, elle m’a proposé d’intégrer son cabinet. J’ai accepté", raconte-t-il au Journal du Dimanche (JDD).

Philippe Martel considère que le Front national fait l’objet d’une exclusion injuste du débat démocratique. Celui qui affirme ne pas croire "une seconde à un quelconque danger fasciste" de la part de ce parti assure au JDD qu’on "ne trouvera pas la moindre trace d’antisémitisme ou de racisme" en lui.

Alors comment se définit-il ? "Je suis un gaulliste chez Marine Le Pen", déclare-t-il encore, expliquant que ses opinions politiques ont finalement peu changé, excepté à propos de l’Europe : "Mon mea culpa, c’est d’avoir voté le traité de Maastricht. Je n’avais pas compris que la République française allait devenir un simple ‘État membre’." Autre ennemi selon lui : l’immigration, "un énorme problème économique, social et culturel", peut-on encore lire dans le JDD.

Pour le Front national, recruter une personnalité comme Philippe Martel a ses avantages : l’homme se dit encore ami avec "d’anciens ministres, membres de cabinet ou fonctionnaires". Il confirme : "J’apporte mon expérience, mon carnet d’adresses, et j’espère pouvoir aider Marine Le Pen à parachever la transformation de son mouvement en parti de gouvernement."

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