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Les célébrations du 11-Novembre émaillées de violences

@Sjourot sur Twitter

Des heurts ont perturbé les célébrations de l'armistice du 11-Novembre lundi matin. Soixante-dix personnes ont été interpellées sur les Champs-Élysées, où François Hollande a été hué. Certains dénoncent une instrumentalisation de l'Armistice.

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Bernard Reynès, député maire UMP de Châteaurenard (Bouches-du-Rhône), a été blessé à l'arme blanche, lundi matin dans sa ville, lors des commémorations du 11-Novembre, rapporte le site de la Provence. Vers 11h10, Il a reçu trois coups de couteau dans le dos par un individu d'une trentaine d'années qui s'est glissé dans le cortège. Deux autres personnes ont été blessées, la maire-adjointe Françoise Cestier et l'élu Louis Bouchet. Le pronostic vital des blessés n'est pas engagé.

Les cérémonies du 11-Novembre, qui lancent les commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale, ont été ponctuées de violences lundi matin. Soixante-dix personnes – militants d’extrême droite et "bonnets rouges" soutenant le mouvement contre l’écotaxe –  ont été interpellées sur les Champs-Élysées, où François Hollande a été hué.

"Aujourd’hui sur les Champs-Élysées, quelques dizaines d’individus liés à l’extrême droite, au Printemps français, au Renouveau français n’ont pas voulu respecter ce moment de recueillement et de rassemblement", a dit à la presse le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, faisant état de la présence de personnalités du Front national sur l'avenue.

Des heurts ont éclaté entre les forces de l’ordre et des manifestants dont certains ont scandé "Hollande démission", "Dictature socialiste", ou "Hollande, ta loi on n’en veut pas", un slogan entendu lors des manifestations des opposants au mariage homosexuel.

 

"Ces événements sont inacceptables, insupportables, on ne peut pas ainsi mettre en cause la mémoire de ceux qui sont morts pour la France, on ne peut pas utiliser un rassemblement de ce type pour s’attaquer aux valeurs de la République et de notre pays", a rajouté Manuel Valls.

Bonnets rouges et drapeaux français

Certains des manifestants présents sur les Champs-Élysées portaient des bonnets rouges tandis que d’autres brandissaient des drapeaux français. Tous demandaient la démission du président François Hollande.

Des critiques hors de propos dans une cérémonie nationale de cette nature, a estimé l’ancien ministre de la Défense et président du Nouveau Centre Hervé Morin. "La colère des Français est immense (...) mais le moment ne s’y prête pas, c’est un moment de solennité, de recueil, de souvenir", a-t-il dit sur i>TELE. "Ce moment, qui est un devoir de mémoire, c’est un message d’unité, c’est un vivre ensemble, un passé commun, c’est une volonté de partager ce qui a constitué l’unité du pays."

Marine Le Pen, elle, dénonce des arrestations "arbitraires" de militants frontistes. 

La cérémonie continue

La cérémonie s'est néanmoins poursuivie. Après l’hommage à Georges Clemenceau et celui au Soldat inconnu à l'Arc-de-Triomphe, le président doit se rendre lundi après-midi à Oyonnax, dans l'Ain, pour un hommage croisé aux combattants de 1914-1918 et aux résistants de la Seconde Guerre mondiale.

Le 11 novembre 1943, environ 200 maquisards de l'Ain et du Haut-Jura avaient défilé, drapeau tricolore en tête, jusqu'au monument aux morts de la ville, pour y déposer une gerbe portant l'inscription "Les vainqueurs de demain à ceux de 14-18".

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