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La fronde anti-écotaxe ne faiblit pas, des dizaines de radars incendiés

AFP

La mobilisation contre la taxe sur les poids lourds se poursuit, en dépit de sa suspension et des réunions engagées pour sortir de l'impasse. Des manifestations se sont déroulées ce week-end en France et des radars ont été vandalisés en Bretagne.

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La fronde sociale gagne du terrain en France dans le sillage du mouvement breton des "bonnets rouges" alors que les politiques et les syndicats exhortent l’exécutif à un changement de cap et d’équipes.Des manifestations contre l’écotaxe, dont le gouvernement a annoncé la suspension mais pas la suppression, se sont déroulées durant le week-end dans plusieurs départements alors qu’elles étaient pour l’heure circonscrites dans l’Ouest.

À Paris, près de Marseille et de Lyon, dans le Gard, l'Isère ou encore en Charente des bornes ont été incendiées, des radars vandalisés et des portiques menacés par des manifestants hostiles à cette taxe. Des portiques écotaxe ont en revanche été détruits ou démontés dans le Gard, en Charente et dans les Deux-Sèvres.
 
Quarante-quatre radars vandalisés
 
Un total de 44 radars ont été vandalisés en Bretagne depuis début novembre, a annoncé dimanche le préfet de région à la presse. La moitié sont hors d’usage. "Depuis le mois de novembre, nous avons constaté une augmentation des dégradations commises contre les radars qui contrôlent la vitesse", a déclaré Patrick Strozda le préfet lors d'un point-presse à Rennes, au lendemain de manifestations contre l'écotaxe et de l'incendie de six radars en Ille-et-Vilaine et dans les Côtes-d'Armor.
 
Trois personnes ont été interpellées dans la nuit de samedi à dimanche en Ille-et-Vilaine alors qu’elles s’apprêtaient à dégrader un radar, a continué Patrick Strozda qui a assuré que "tout sera fait" pour interpeller les auteurs de dégradations. "Détruire un portique, une borne écotaxe, un radar qui permet de contrôler la vitesse (...) sont des infractions, ce sont des actes graves qui seront sanctionnés", a-t-il dit.
 
Il a assuré que les radars "seront remplacés" le plus rapidement possible mais "ceci a un coût pour la collectivité, le coût moyen d'un radar est de 30 000 euros : c'est donc le contribuable qui une fois de plus va être sollicité", a-t-il relevé.
 
"Nous prendrons le temps pour trouver un accord"
 
Le ministre de l’Économie et des Finances, Pierre Moscovici, a démenti dimanche qu’une date ait été arrêtée pour l’introduction de l’écotaxe. Le Monde évoquait l’échéance du 1er juillet 2014. ( ) "Il n’y a pas de date pour la fin de la suspension. (...) Nous prendrons le temps pour tenter de trouver un accord", a-t-il dit.
 
Le ministre des Transports Frédéric Cuvillier a, de son coté, assuré, ce lundi, qu'il n'y avait "pas d'enterrement de l'écotaxe", sans pour autant préciser la date à laquelle cette taxe sur les poids lourds serait appliquée.
 
L'éco-redevance sur le transport routier décidée par la précédente majorité dans le cadre du Grenelle de l’Environnement devait entrer en vigueur le 1er janvier prochain. Elle cristallise toutes les frustrations des milieux agricoles bretons en difficulté, et gagne d'autres régions.
 
Avec dépêches
 
 

 

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