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Quand le président de la Coalition nationale syrienne gifle le porte-parole de l’ASL

Louay al-Mokdad, porte-parole de l'Armée syrienne libre.
Louay al-Mokdad, porte-parole de l'Armée syrienne libre. DR

La Coalition nationale syrienne a accepté de participer à la conférence de paix Genève-II. Les négociations ont été très tendues, le président de l’opposition est allé jusqu’à gifler le porte-parole de l’Armée syrienne libre.

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Les discussions furent pour le moins houleuses. À l’issue d’une deuxième journée de pourparlers tendus à Istanbul et sous la pression des Russes et des Américains, la coalition de l’opposition syrienne a finalement accepté de participer à une conférence de paix avec le régime de Bachar al-Assad. Un accord du bout des lèvres, qui n’est pas parvenu à unifier une opposition gangrénée par des conflits internes et des inimitiés. La date de cette prochaine conférence, dite de Genève-II, n’est pas encore fixée.

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Pendant la réunion, des témoins rapportent ainsi qu’une violente dispute a éclaté au sujet de la délégation de l’opposition syrienne qui sera envoyée à Genève. Certains participants en sont même venus aux mains : le président de la Coalition nationale syrienne, Ahmad Jabra, aurait giflé le porte-parole de l’Armée syrienne libre (ASL), Louay al-Mokdad. Au sortir de la réunion, ce dernier a confirmé qu’il y avait eu une altercation sans pour autant préciser s’il avait réellement été frappé. Il a comparé l’attitude de Ahmad Jabra à celle des "Chabbiha", une milice pro-Assad. Une porte-parole, interrogée sur l’événement, a refusé de commenter.

"Un grand pas en avant"

Toujours est-il que les différentes factions de la Coalition nationale syrienne ont accepté, d’une seule voix, de participer à Genève-II aux côtés des rebelles armés et face à une représentation du gouvernement syrien. Plusieurs conditions ont été posées préalablement à leur présence. L’opposition exige notamment l’assurance que les membres du régime d’Assad "qui ont du sang sur les mains" ne jouent aucun rôle dans un éventuel gouvernement de transition. Problème, le régime syrien, lui, a accepté de venir à Genève si aucune condition préalable n’était posée.

Une contradiction qui ne semble pas effrayer le secrétaire d’État américain John Kerry. Il a salué la décision de l’opposition syrienne en la qualifiant de "grand pas en avant" devant des journalistes, à Abou Dhabi. Leur participation à la conférence de paix satisfait également les Britanniques. Le ministre anglais des Affaires étrangères, William Hague, a assuré qu’à la lumière de cet accord, il proposerait au Parlement britannique d’accroître le soutien matériel à l’opposition, à travers du matériel médical, des équipements logistiques et de communication.

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