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Philippines : l'envoyé spécial de FRANCE 24 décrit "l'anarchie" à Tacloban

Capture d'écran FRANCE 24

L'envoyé spécial de FRANCE 24 aux Philippines, Cyril Payen, est arrivé à Tacloban, cette ville côtière dévastée par le typhon Haiyan. Il y décrit "l'anarchie", et les difficultés rencontrées par les forces de l'ordre pour éviter les pillages.

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Si l'aide humanitaire est enfin arrivée jusqu'à Tacloban, cette ville côtière des Philippines ravagée par le typhon Haiyan - et où l'on dénombrerait 10 000 morts -, Cyril Payen, l'envoyé spécial de FRANCE 24, un des rares journalistes à avoir atteint la région, décrit les difficultés rencontrées par les autorités pour ramener l'ordre dans la ville.

"Rétablir la loi et l'ordre"

"La bonne nouvelle, c'est que les avions-cargos philippins évacuent les habitants de la région et amènent du matériel de télécommunication. La mauvaise nouvelle est qu'il pleut. Il y a une dépression tropicale qui s'abat sur la région en ce moment, ce qui rend de plus en plus compliqué l'acheminement des secours".

Fuir Tacloban à tout prix

Selon lui, les habitants cherchent désormais à fuir la ville à tout prix. "Des centaines de gens, parfois à vélo, cherchent à partir. Ils font des kilomètres à pied. Tous convergent vers le tarmac de l'aéroport de Tacloban", décrit-il. "Ils quittent une ville où il n'y a plus rien, où on manque de tout. Il n'y a pas d'eau, pas de vivres, pas d'essence. Rien n'est debout. C'est extrêmement impressionnant, c'est invivable".

Surtout, insiste Cyril Payen, l'un des principaux problèmes à Tacloban est de rétablir la sécurité. "C'est une question primordiale et c'est devenu la priorité des forces de l'ordre", raconte-t-il. "La question humanitaire passe après". "Il faut rétablir la loi et l'ordre dans cette ville livrée aux pillards, où c'est l'anarchie", lui ont rapporté des membres des forces de sécurité."Certaines personnes sont tellement désesperées qu'elle volent, qu'elles pillent. Il est dangereux de sortir à la nuit tombée [...] La police semble désœuvrée, elle ne reçoit pas d'ordre". En somme, conclut Cyril Payen, "avec la pluie et cette désorganisation, la situation ici est extrêmement difficile".

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