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Les étudiants bulgares manifestent contre la pauvreté et la corruption

AFP

Les étudiants bulgares multiplient manifestations et sit-in, signe de l'escalade dans les actions antigouvernementales, pour demander la démission du gouvernement du Premier ministre socialiste Plamen Orecharski, accusé de corruption.

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Le mouvement anti-gouvernemental prend de l’ampleur en Bulgarie. Étudiants et manifestants bulgares manifestent depuis plusieurs jours contre la pauvreté endémique et la corruption du gouvernement technocratique socialiste issu des élections anticipées de mai 2013.

Mercredi, environ 200 étudiants et professeurs d'université s'étaient réunis en début d'après-midi devant le ministère de l'Intérieur pour dénoncer des "violences policières". La veille, des milliers de personnes défilaient dans les rues de Sofia. Quelques centaines d'étudiants avaient tenté le matin même de bloquer l'accès au Parlement aux cris de "mafia" et "démission", mais avaient été repoussés par des barrages policiers. Les manifestations se sont poursuivies tard dans la soirée jusqu’à leur dispersion par la police.
 
Quatre personnes au moins, y compris un policier, ont été blessées et une cinquantaine interpellées à Sofia, a annoncé mercredi la police bulgare. Vingt-trois manifestants ont été interpellés mardi soir pour hooliganisme et 25 autres ont été arrêtés mercredi matin au cours d'une opération spéciale de la police contre des "actes anti-sociaux", a-t-elle précisé dans un communiqué.
 
En début de semaine, des étudiants organisaient des sit-in dans les quinze universités du pays, en exigeant la démission du gouvernement. Selon un sondage de l’institut indépendant Alpha Research, 60 % des Bulgares soutiennent le mouvement de protestation.

Le Premier ministre décrié
 
Les manifestants réclament la démission du Premier ministre technocrate Plamen Orecharski, soupçonné de "liens avec l'oligarchie". Il a été frebaptisé "mafia rouge" par les étudiants depuis la découverte de liens avec les milieux d'affaires. Plamen Orecharski était entré en fonctions à la tête d’un gouvernement de centre gauche en mai, après la chute du précédent gouvernement, de centre droit, due à d’importantes manifestations contre les tarifs élevés du gaz et de l’électricité.
 
Les socialistes et le Parti de la minorité turque MDL, qui soutiennent le gouvernement bulgare, ont accusé le parti conservateur Gerb, de l'ancien Premier ministre Boïko Borissov, d'être derrière ces incidents, en ayant introduit des "extrémistes" parmi les manifestants.
 
Le Gerb a regretté pour sa part que le gouvernement ait transformé la place devant le Parlement en "arène de gladiateurs". Le parti a de nouveau demandé la démission du gouvernement car il s'agit de la "seule démarche raisonnable qui puisse mettre fin à la tension", selon lui.
 
Les étudiants essaient de donner une nouvelle impulsion aux protestations anti-gouvernementales commencées en juin, deux semaines après la prise de fonction du nouveau cabinet de Plamen Orecharski, qui avaient rassemblé jusqu'à 20 000 personnes cet été.
 
Avec dépêches

 

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