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Boko Haram dit détenir le prêtre français enlevé au Cameroun

AFP

D'après une source au sein du groupe islamiste, citée vendredi par l'AFP, Boko Haram détient Georges Vandenbeusch, le prêtre français enlevé au Cameroun jeudi. François Hollande a déclaré qu’il avait sûrement été emmené au Nigeria.

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Boko Haram détient Georges Vandenbeusch, le prêtre français kidnappé dans la nuit de mercredi à jeudi dans le nord du Cameroun, a indiqué, vendredi 15 novembre, à l'AFP une source au sein du groupe islamiste armé nigérian.

"Je peux vous confirmer que le prêtre français est aux mains des moudjahidines de Jama'atu Ahlis Sunna Lidda'awati wal-Jihad (le nom arabe de Boko Haram), qui a mené l'opération en coordination avec Ansaru", a déclaré cette source. Ansaru est une émanation de Boko Haram et a déjà revendiqué par le passé des enlèvements d'étrangers.

"Les liens entre Boko Haram et Ansaru laissent perplexes"

"Les moudjahidines en diront davantage au monde au sujet des otages le moment venu", a ajouté la source. Des déclarations qui n'ont pas pu être confirmées dans l'immédiat.

"La lutte contre le terrorisme reste notre préoccupation"

Le président François Hollande a de son côté affirmé que le prêtre français avait "sûrement été emmené vers le Nigeria". "J'aurai tout à l'heure un échange avec le président du Cameroun Paul Biya", a ajouté M. Hollande, réaffirmant que la France faisait "tout pour retrouver" et "faire libérer" le père Georges Vandenbeusch, a-t-il déclaré, à l'issue d'un entretien à l’Élysée avec le président togolais Faure Gnassingbé.

"La lutte contre le terrorisme reste notre préoccupation et notre action commune" et "ce n'est pas parce que nous avons mené une action qui a été réussie au Mali, que nous avons permis à ce pays de retrouver son intégrité territoriale, que nous en avons fini avec le terrorisme", a expliqué le président de la République.

Georges Vandenbeusch a été enlevé dans la nuit de mercredi à jeudi dans le nord du Cameroun, dans une zone classée rouge, située à 30 kilomètres de la frontière avec le Nigeria. Le prêtre français, originaire de la paroisse Saint-Jean-Baptiste de Sceaux, en région parisienne, était arrivé au Cameroun en août 201. En dépit des risques potentiels, il avait choisi de rester sur place en toute connaissance de cause.

Avec dépêches

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