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Boire ou conduire : le patron de la sécurité routière en Polynésie n’a pas su choisir

Bruno Marty, ex-ministre polynésien des Transports.
Bruno Marty, ex-ministre polynésien des Transports. Copie d'écran, site du gouvernement polynésien.

Bruno Marty, le ministre polynésien des Transports a démissionné jeudi. L’homme, également président du Comité de la sécurité routière, a été contrôlé après un accident de voiture avec 2,4g d’alcool par litre de sang.

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Bruno Marty était jusqu’à hier le ministre de l’Équipement, de l’Urbanisme, des Énergies et des Transports en Polynésie, et accessoirement le président du Comité de la sécurité routière. Gaston Flosse, le président de la Collectivité d’outre-mer [COM] a accepté, jeudi 14 novembre, sa démission. "Avec tristesse", précise le communiqué présidentiel. Bruno Marty, décrit par Gaston Flosse comme un homme "d’honneur et de courage, qui mérite l’estime de tous", se trouve pourtant au cœur d’une affaire un tant soit peu dérangeante pour Papeete.

Le 8 novembre, le ministre a été victime d’un accident de la route. Sa voiture a dévalé un ravin profond d’une dizaine de mètres. L’homme, extrait de son véhicule par les secours, ne souffrait que de légères blessures. Le problème, c’est que les analyses toxicologiques, dont les résultats n’ont été rendus publics que jeudi, ont révélé que le numéro un de la sécurité routière sur l’archipel roulait avec 2,4 grammes d’alcool par litre de sang. Soit un taux presque cinq fois supérieur à la limite légale, fixée à 0,5 gramme par litre de sang.

Multirécidiviste

Olive dans le Martini : ce n’est pas la première fois que M. Marty se fait contrôler au volant en état d’ébriété. Il a déjà à son actif deux condamnations pour des faits similaires. En février dernier, il avait déjà été condamné pour "conduite sous l’emprise d’un état alcoolique" en récidive. Son permis aurait dû lui être retiré, mais la décision du tribunal ne lui a été signifiée que la semaine dernière. Aujourd’hui, l’homme sera convoqué dans les jours qui viennent devant le tribunal correctionnel de Papeete. Il encourt une peine de quatre ans de prison et 9 000 euros d’amende.

Le nom de son successeur à la tête du ministère des Transports devrait être connu lundi 18 novembre. Nul ne sait, pour l’heure, qui présidera le Comité polynésien de la sécurité routière, qui, pour l’anecdote, a fait de la lutte contre l’alcool au volant sa priorité. Sur les réseaux sociaux, les internautes s’en donnent à cœur joie : le Tahiti Herald Tribune, sur sa page Facebook, assure d’ores et déjà que "le pot de départ de Bruno Marty a été annulé".

 

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