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L'otage français Francis Collomp, enlevé au Nigeria, s'est évadé

Capture d'écran AFP

Aux mains du groupe islamiste Ansaru depuis décembre 2012, l'otage français Francis Collomp est parvenu à se libérer de ses ravisseurs. François Hollande a indiqué que l'ingénieur devait être de retour en France lundi.

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L'otage français Francis Collomp est libre. Le président François Hollande a annoncé dimanche 17 novembre, via un communiqué de presse, la libération de l'ingénieur de 64 ans, retenu en otage au Nigeria depuis le 19 décembre 2012 par le groupe islamiste Ansaru, lié à Boko Haram. Le chef de l'État a ensuite précisé que l'otage s'était évadé : il "s'est libéré", a-t-il déclaré.

Réaction de l'épouse de Francis Collomp

"La porte de sa cellule n’était pas fermée", explique Julie Vandal, correspondante de RFI pour FRANCE 24. "Après s’être évadé, il a couru et pris une moto taxi qui l’a conduit au poste de police central de Kaduna." Après être arrivé dans la journée à Abuja, Francis Collomp doit quitter le Nigeria, dimanche soir, et rentrer en France lundi dans la journée.

Pour l'heure, les conditions de cette évasion restent floues. Selon une source française proche du dossier, citée par l’AFP, Francis Collomp aurait profité d’une opération, menée par l’armée nigériane contre ses geôliers, pour s’enfuir.

Toutefois, d’après le commissaire de police de Kaduna (capitale de l'État du même nom, où se trouve Zaria, ville où était retenu Francis Collomp) la fuite aurait eu lieu samedi pendant la prière des ravisseurs. "Francis Collomp était retenu dans une maison dans la ville de Zaria, dans l’état de Kaduna, depuis deux mois, a rapporté le commissaire au correspondant de FRANCE 24, Aminu Abubacar. Pendant plusieurs jours il a noté à quelles heures ses gardes allaient prier. Samedi, ses gardes ont oublié de fermer la porte de sa cellule et il en a profité pour s’enfuir pendant qu’ils priaient. Il a arrêté un taxi moto et demandé a être conduit au commissariat le plus proche."

"C'est la joie"

Entourée de sa famille et de proches, Anne-Marie Collomp, l'épouse de l'ex-otage, a improvisé une conférence de presse devant son immeuble, de la commune du Port, à La Réunion. "Je suis restée bouche bée, je ne réalise pas encore, c'est la joie", s'est-elle réjouie auprès de l'AFP.

Le frère de Francis Collomp a exprimé son "immense soulagement". "J'ai appris cette nouvelle de la bouche du président qui m'a appelé de son avion en partance pour Israël", a-t-il déclaré à l'AFP. "Je ne m'y attendais pas du tout, d'autant qu'Ansaru n'a jamais remis en liberté un otage. Mais on espère toujours", a poursuivi le frère de l'otage, qui réside près d'Aix-en-Provence.

L'Élysée a pour sa part publié un communiqué dans lequel le chef de l'État exprime "toute sa gratitude aux autorités du Nigéria [...] pour l'action décisive qui a été la leur" et informe qu'il "a demandé à Laurent Fabius de se rendre immédiatement au Nigeria pour accueillir Francis Collomp". "Cette nouvelle tant attendue ne nous fait pas oublier que sept de nos compatriotes sont encore retenus en otage en Syrie, au Mali et au Nigeria. La France continuera inlassablement à travailler pour leur liberté", peut-on lire également lire dans le communiqué.

Le groupe islamiste nigérian Ansaru avait diffusé en septembre une vidéo du Français. Sur ce document de trois minutes posté sur Internet et repéré par le réseau américain de surveillance des sites islamistes, le Français y lisait une déclaration.

Avec dépêches

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