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Kiev tourne le dos à l'UE et refuse de libérer Ioulia Timochenko

AFP

Kiev a renoncé jeudi à un accord d'association proposé par l'UE, à une semaine de sa signature. Une décision qui intervient quelques heures après le refus du Parlement ukrainien de transférer à l'étranger l'opposante Ioulia Timochenko.

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Le gouvernement ukrainien a suspendu jeudi les négociations en vue d'un accord d'association et de libre-échange avec l'Union européenne, dont la signature était prévue le 28 novembre lors d'un sommet Ukraine-UE en Lituanie.

Selon un décret du Premier ministre ukrainien, Mikola Azarov, le gouvernement a donc décidé de suspendre "le processus de préparation" de l'accord "avec pour objectif l'adoption de mesures assurant la sécurité (économique) nationale".

Il précise que l'Ukraine va "reprendre un dialogue actif" avec Moscou et les autres membres de la Communauté des États indépendants (CEI) afin de renforcer avec eux les liens économiques et commerciaux, ce dont la Russie s'est félicitée.

Kiev refuse la libération de Ioulia Timochenko

Plus tôt dans la journée, le parlement ukrainien avait rejeté les six projets de loi visant à permettre à l'ex-chef de gouvernement, Ioulia Timochenko, condamnée à sept ans de prison pour abus de pouvoir en 2011, de recevoir un traitement médical en Allemagne.

L'insistance de l'UE en ce qui concerne la libération de Ioulia Timochenko, qu'elle juge victime d'une "justice sélective", a irrité le président Viktor Ianoukovicth.

Il s'est dit prêt à promulguer une loi autorisant sa libération, à condition qu'elle ne cherche pas à échapper "à sa responsabilité pénale", ce qui supposerait qu'elle purge le
reste de sa peine à l'issue de son traitement médical. Le président craint visiblement qu'une réhabilitation politique de sa rivale ne compromette sa propre réélection en 2015.

Le courroux de Moscou

Par ailleurs, le rapprochement entre Kiev et Bruxelles avait suscité de vives réactions en Russie, où Vladimir Poutine a menacé de prendre des mesures de rétorsion en cas de signature de l'accord d'association.

Le président russe a exhorté son homologue ukrainien à faire le nécessaire pour que l'Ukraine intègre l'union douanière créée entre la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan, ce qui serait incompatible avec l'instauration d'une zone de libre échange avec l'UE.

Pour le chef de file de l'opposition ukrainienne, Arseni Iatseniouk, l'abandon du rapprochement avec l'UE justifie l'ouverture d'une procédure de destitution du chef de l'État.

Avec dépêches AFP et Reuters

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