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Russie : la quasi totalité de l'équipage de Greenpeace libéré sous caution

AFP

Sommée, vendredi, par le tribunal international de la mer de libérer sous caution l'équipage de l'Arctic Sunrise, Moscou a déclaré ne pas reconnaître la compétence de la cour. Plus tôt dans la journée, presque tous les militants avaient été libérés.

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Vendredi après-midi, le Tribunal international de la mer a ordonné aux autorités russes de libérer le reste de l'équipage du navire de Greenpeace, retenu depuis deux mois, et de lever la saisie de l'Arctic Sunrise contre le versement d'une caution de 3,6 millions d'euros. La diplomatie russe a aussitôt rétorqué ne pas reconnaître la compétence du tribunal international du droit de la mer.

Plus tôt dans la journée, presque tous les membres de l'équipage avaient été libérés sous caution, dont le capitaine de l'Arctic Sunrise, l'Américain Peter Willcox, qui était détenu à Saint-Pétersbourg. "Nous menons des actions pacifiques et non-violentes. C'est la première fois, la première fois en 40 ans, que je passe plus d'une nuit en prison. Et comme tous mes collègues, cela ne m'a pas plu", a déclaré à sa sortie ce militant de longue date de Greenpeace, âgé de 60 ans.

Les 30 membres de l’équipage de l’Arctic Sunrise avaient été arrêtés en septembre après une action contre une plateforme pétrolière de Gazprom dans l'Arctique. Ils avaient été inculpés de piraterie, puis, fin octobre, de hooliganisme.

Un seul militant reste en détention

Onze membres d'équipage avaient déjà été libérés mercredi et jeudi. Dix-huit autres ont suivi vendredi. Un seul militant, l'Australien Colin Russell, a vu sa détention provisoire prolongée de trois mois, jusqu'au 24 février. Selon l'ambassadeur australien en Russie, il devrait faire appel et est confiant dans la décision qui sera rendue. Mais "cette saga est loin d'être terminée", a souligné Ben Ayliff, membre de Greenpeace International, dans un communiqué. Selon des médias russes, les étrangers [Il y avait 18 nationalités différentes sur l'Arctic Sunrise, NDLR] devront rester à Saint-Pétersbourg et ne pourront rejoindre leur pays avant qu'un jugement ne soit rendu à leur encontre.

Le tribunal international du droit de la mer, une juridiction des Nations unies dont Moscou ne reconnaît pas la compétence, demandait également à la Russie d'autoriser "toutes les personnes qui ont été détenues (...) à quitter le territoire et les zones maritimes relevant de sa juridiction".

Avec dépêches (AFP)
 

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