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Le "Mozart des échecs", Magnus Carlsen, champion du monde à 22 ans

Viswanathan Anand et Magnus Carlsen (droite)
Viswanathan Anand et Magnus Carlsen (droite) afp

Le Norvégien Magnus Carlsen s’est imposé comme le meilleur joueur d’échec au monde en remportant la finale du championnat, vendredi, face à l’Indien Viswanathan Anand. Une consécration pour ce jeune de 22 ans surnommé le "Mozart des échecs".

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À seulement 22 ans, le jeune prodige norvégien Magnus Carlsen est déjà une légende vivante dans le domaine des échecs. Sa victoire en finale de championnat de monde des échecs, vendredi 22 novembre, face à l’Indien Viswanathan Anand a cimenté son statut de grand maître incontesté de la discipline.

Surnommé le "Mozart des échecs" par le Washington Post, le Norvégien s’est fait les dents en côtoyant dès son plus jeune âge les meilleurs joueurs du monde, tel le champion russe Garry Kasparov.

Grand maître dès l'âge de 13 ans, le Norvégien a brûlé les étapes pour devenir six ans plus tard, en 2010, le plus jeune numéro un du classement de la Fédération internationale des échecs (Fide), une place qu'il a occupée pratiquement sans interruption depuis.

Il se paie au passage le luxe de battre le record de Kasparov avec 2.870 points Elo contre "seulement" 2.851 points à son prestigieux aîné.

Mannequin à ses heures perdues, il figurait, avant même le début du championnat, dans la liste des 100 personnalités de 2013 du magazine américain Time.

Mauvais perdant

Le jeune homme athlétique au visage renfrogné se reconnaît deux défauts: il ne sait ni perdre ni gagner en faisant bonne figure.

"On ne peut pas être le numéro un mondial et être bon perdant", expliquait-il à la presse étrangère à Oslo quelques semaines avant le début du championnat.

"Je ne suis pas un bon gagnant non plus", ajoutait-il. "Mais j'essaie de ne pas retourner le couteau dans la plaie de mes opposants... À moins qu'ils le méritent bien sûr".

Le "Mozart des échecs"

Initié aux échecs par son père, Magnus révèle son génie tout bambin. À deux ans, il connaît toutes les marques de voitures. Petit prodige des Lego, il a tôt fait de mémoriser la longue liste des collectivités locales norvégiennes, leurs drapeaux, leur chefs-lieux...

C'est l'envie d'en découdre avec une de ses sœurs aînées qui lui donne un peu plus tard le goût de l'échiquier.

À huit ans, il participe à son premier tournoi. La percée survient en 2004: il n'a que 13 ans quand il bat l'ex-champion du monde Anatoli Karpov et accule Kasparov au nul.

Entraîné par Kasparov

Kasparov, qui l'a un temps entraîné, ne tarit pas d'éloges à son égard, confiant un jour qu'"avant qu'il en ait fini avec les échecs, Carlsen aura considérablement changé notre vénérable jeu".

"Carlsen est une montagne très haute (un fjord)", a commenté le Russe sur Twitter pendant le championnat.

"Carlsen est une combinaison de Karpov et de Fischer (l'Américain Bobby Fischer, premier et dernier Occidental des temps modernes sacré champion du monde, ndlr). Il se ménage des positions et après, comme un bulldog, il ne lâche plus prise", estimait-il.

Le secret de son talent? C'est sans doute un des rares mystères que Carlsen peine lui-même à percer.

"Je me suis beaucoup investi en nombre d'heures sur de nombreuses années", dit-il. "J'ai sans conteste un certain talent mais je ne sais pas exactement en quoi il consiste".

"J'ai encore beaucoup à améliorer", précise-t-il cependant. "À chaque partie, je trouve que je fais des erreurs, des imprécisions".

Avec dépêches (AFP)

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