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Moines de Tibéhirine : le juge français Marc Trévidic enfin reçu à Alger

AFP

Chargé du dossier de l'assassinat des moines français de Tibéhirine, en mai 1996, le juge d'instruction Marc Trévidic a confirmé à FRANCE 24 être arrivé lundi à Alger. L'occasion, peut-être, de relancer une enquête au point mort.

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Chargé du dossier de l'assassinat des sept moines trappistes français de Tibéhirine, en mai 1996, le juge d'instruction au pôle antiterroriste du parquet de Paris Marc Trévidic est arrivé lundi 25 novembre à Alger. Une première pour le magistrat français, qui avait délivré une commission rogatoire internationale aux autorités algériennes en décembre 2011, ainsi qu'une bonne nouvelle pour les familles des victimes, qui réclament justice depuis plus de 17 ans.

Alors que l'enquête est au point mort, l’objectif du déplacement de Marc Trévidic consiste notamment à convaincre les autorités algériennes, lors d’une "réunion préparatoire", de répondre favorablement à sa demande d'exhumation des restes des religieux et de lui permettre d'auditionner une vingtaine de témoins.

Décapitations post-mortem? 

Le juge Trévidic, en charge de l'instruction depuis 2007, souhaite en effet procéder à une vingtaine d'interrogatoires mais aussi à l'autopsie des têtes retrouvées le 30 mai 1996 au bord d'une route de montagne, près de Médéa, au sud d’Alger. Seuls un examen médico-légal pourrait permettre de savoir si leur décapitation a eu lieu post-mortem.

Une information capitale, car 17 ans après les faits, la piste islamiste est largement remise en cause par le juge Trévidic. Malgré la revendication du Groupe islamique armé (GIA), l'enquête judiciaire favorise depuis 2009 la théorie de la bavure de l'armée algérienne.

D’après le témoignage du général François Buchwalter, ancien attaché de défense à l'ambassade de France à Alger, les moines ont été tués dans un raid d'hélicoptères militaires, tandis qu'ils se trouvaient dans ce qui semblait être un bivouac de djihadistes. Leur décapitation aurait donc lieu après la bavure, pour maquiller la réalité et imputer le crime aux islamistes.

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