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Centrafrique : "L'opération sera certainement plus facile qu'au Mali"

Jean-Yves Le Drian le 15 novembre à Carcassone
Jean-Yves Le Drian le 15 novembre à Carcassone AFP

L'ambassadeur de France aux Nations unies annonce à FRANCE 24 que le projet de résolution proposé par la France pour une intervention rapide en Centrafrique, qui prévoit le recours à la force, sera voté la semaine prochaine à l'ONU.

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Après avoir dressé un bilan très sombre de la situation en Centrafrique, Gérard Araud, ambassadeur de la France aux États-Unis, a annoncé mardi 26 novembre, que le projet de résolution proposé par Paris serait adopté la semaine prochaine à l'ONU.

La résolution est placée sous le chapitre 7 de la Charte de l'ONU, qui prévoit le recours à la force. Elle autorise la Misca à se déployer "pour une période initiale de six mois" afin de rétablir la sécurité et de protéger les civils.

Centrafrique : l'ONU craint un embrasement du conflit

Selon le diplomate français, sans "action rapide et décisive" en Centrafrique, il existe un risque "que la crise échappe à tout contrôle" et s'aggrave dans un "conflit religieux et ethnique", entre chrétiens et musulmans, qui pourrait mener à des "atrocités généralisées". La République centrafricaine risque aussi de "devenir un vivier pour les extrémistes et les groupes armés".

Aux yeux de l'ambassadeur français, la situation en Centrafrique n'est pas la même qu'au Mali. "Nous n'avons pas à faire à des groupes terroristes armés, nous avons en face de nous, disons-le, des petits voyous qui profitent de l'effondrement de l'État, qui pillent, tuent et violent mais ne se battent pas vraiment." Et de conclure, "l'opération sera certainement plus facile qu'au Mali."
 

 

 

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