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La CDU de Merkel et le SPD s'accordent sur un projet de "grande coalition"

Angela Merkel et Horst Seehofer (à g.) du CSU.
Angela Merkel et Horst Seehofer (à g.) du CSU. AFP

Au terme d'une nuit de négociations, le parti d'Angela Merkel a conclu un accord d'alliance avec les sociaux-démocrates du SPD en vue d'une "grande coalition". La chancelière allemande pourrait former son nouveau gouvernement avant Noël.

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L'Union chrétienne-démocrate (CDU) d'Angela Merkel et le Parti social-démocrate (SPD) ont conclu, mercredi 27 novembre, un accord sur une "grande coalition" qui devrait permettre à la chancelière allemande de former son troisième gouvernement avant Noël.

Malgré une victoire électorale écrasante lors des législatives du 22 septembre, la coalition regroupant la CDU et son partenaire bavarois, l'Union chrétienne-sociale (CSU), ne disposait pas de suffisamment de sièges pour obtenir la majorité absolue et a dû engager de longues négociations avec le SPD, le principal parti de la gauche allemande.

Après une nuit de discussions au siège du SPD, à l'issue de laquelle Angela Merkel a quitté le bâtiment sans un mot aux médias, la CDU et les sociaux-démocrates sont parvenus vers 4 h (GMT) à un accord dont les deux camps disent pouvoir se satisfaire.

La balle dans le camp des militants du SPD

"Le résultat est bon pour notre pays", a déclaré Hermann Gröhe, secrétaire général de la CDU, jugeant que l'accord penchait vers la droite, "sans nouveaux impôts et sans nouvelles dettes." Dans le camp du SPD, dont les 474 000 militants doivent encore approuver l'accord, Martin Schulz, président du Parlement européen et participant aux négociations, a salué un "excellent résultat" pour son parti.

Quelque peu échaudés par les effets électoraux désastreux pour le SPD de la précédente grande coalition entre 2005 et 2009, les militants peuvent se prononcer contre l’accord. Un rejet qui entraînerait de nouvelles élections ou ranimerait l'hypothèse, vite abandonnée après les élections de septembre, d'une alliance entre la CDU et les Verts.

L'issue du vote des militants du SPD sera connue le 14 décembre prochain. Aussi auront-ils le temps d’éplucher les 170 pages de cet accord particulièrement exhaustif, dont les thèmes vont de la régulation du secteur bancaire aux préparatifs du 250e anniversaire de la naissance du compositeur Ludwig van Beethoven en 2020.

Merkel fait des concessions

Les dirigeants des différents partis doivent détailler cet accord mercredi lors d'une conférence de presse, mais le partage des postes ministériels sera peut-être annoncé plus tard.

Seule certitude : la chancelière a concédé aux sociaux-démocrates la mise en place d'un salaire minimum horaire de 8,50 euros et d'une limite de durée pour les contrats à durée déterminée (CDD), malgré les critiques du patronat.

Proche allié d'Angela Merkel, Wolfgang Schäuble devrait rester à la tête du ministère des Finances. Au sein du SPD, Frank-Walter Steinmeier, ministre des Affaires étrangères entre 2005 et 2009, pourrait retrouver sa place.

Le sort du président du SPD, Sigmar Gabriel, reste incertain, même s'il est annoncé au ministère de l'Économie, avec des prérogatives élargies. À moins qu’il ne préfère mener son parti au Bundestag, la chambre basse du Parlement.

Avec dépêches REUTERS

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