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La chef du gouvernement thaïlandais échappe à une motion de censure

La Première ministre thaïlandaise Yingluck Shinawatra.
La Première ministre thaïlandaise Yingluck Shinawatra. AFP

La Première ministre thaïlandaise Yingluck Shinawatra a surmonté sans difficulté une motion de censure, jeudi au Parlement. De quoi enflammer les milliers de manifestants qui réclament son départ.

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C'est un coup dur pour la mobilisation des "chemises jaunes" qui réclament le départ de la chef du gouvernement thaïlandais Yingluck Shinawatra. La Première ministre est sortie renforcée politiquement à l'issue du vote de confiance, jeudi 28 novembre, à la chambre basse du Parlement. Elle a reçu le large soutien de 297 députés, contre 134 qui ont voté la censure.

Sa victoire n'est toutefois pas une surprise puisque son parti, Puea Thai, avait largement remporté les élections législatives en 2011. Les députés, ainsi que les membres de la coaltition, lui ont offert une confortable majorité. Yingluck Shinawatra avait besoin au minimum de 246 voix sur 492 pour se maintenir en place.

Durant trois jours de débats au parlement, l'opposition a interrogé Yingluck, soeur de l'ex-Premier ministre Thaksin Shinawatra, sur un projet de gestion des eaux d'un montant de 3,5 milliards de bahts (80 millions d'euros) et sur un projet rizicole contesté. "Je ne dissoudrai pas le parlement", avait-elle averti avant la tenue du vote.

À l'origine de cette motion, le parti Démocrate, minoritaire au Parlement face au parti au pouvoir Puea Thai. Le parti, qui n'a pas gagné d'élection en près de 20 ans, n'avait aucune chance de faire passer sa motion, sauf en cas de défection massive au sein du Puea Thai.

Après cette victoire symbolique, la Première ministre s'est empressée de tendre la main à Suthep Thaugsuban, ancien vice-Premier ministre et figure de proue de l'opposition, qui a refusé de s'asseoir à la table des négociations.

Les manifestants coupent l'électricité au siège de la police

La mobilisation des "chemises jaunes" continue. Un millier d'opposants manifestent, jeudi, devant le bâtiment de la police nationale, coupant la circulation sur un des axes principaux de Bangkok. Des manifestants ont coupé l'électricité au siège de la police nationale, qui fonctionne sur générateur. L'hôpital de la police, situé juste à côté, n'était pas affecté par la coupure.

L'opposition exige le départ de la chef du gouvernement Yingluck Shinawatra, surtout par haine de son frère Thaksin, Premier ministre renversé par un coup d'État en 2006, et qui reste, malgré son exil, le personnage à la fois le plus aimé et plus détesté du royaume.

La colère des manifestants a été déclenchée par une loi d'amnistie, spécialement taillée selon eux pour Thaksin, condamné à deux ans de prison pour malversations. Le rejet du texte au Sénat n'a pas apaisé les opposants qui veulent désormais abattre le clan Thaksin.

La société thaïlandaise est profondément divisée. D'un côté le mouvement des "chemises rouges", qui rallie les masses rurales et urbaines défavorisées du nord et du nord-est du pays, fidèles à Thaksin. De l'autre les élites de la capitale gravitant autour du palais royal, qui voient dans le clan Thaksin une menace pour la monarchie. Plusieurs milliers de "rouges" sont rassemblés depuis dimanche dans un stade de Bangkok en soutien au gouvernement.

Avec dépêches (AFP et Reuters)

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