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Facebook se mobilise pour le bijoutier de la Marne

Le bijoutier de Sézanne a tué son braqueur jeudi après-midi.
Le bijoutier de Sézanne a tué son braqueur jeudi après-midi. AFP

Les soutiens se multiplient sur Facebook pour soutenir le bijoutier de Sézanne (Marne), qui a tué son braqueur jeudi. Un phénomène qui n'est pas sans rappeler l'élan de soutien qu'avait connu un bijoutier de Nice deux mois plus tôt.

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Il n'aura fallu que quelques heures à peine pour que les réseaux sociaux s'organisent pour manifester son soutien au bijoutier qui a tué le mafaiteur ayant braqué son commerce jeudi 28 novembre à Sézanne, dans la Marne. En fin d'après-midi, le joaillier a tiré à quatre reprises avec son 9 mm sur le malfaiteur, qui était muni d'une arme d’autodéfense, sorte de petit flashball. 

Blessé, le voleur "s'est effondré devant la bijouterie" après en être sorti "en titubant", laissant "tomber son arme, écartée par un passant qui a donné un coup de pied dedans", a indiqué le procureur, Christian de Rocquigny. "Il est mort sur place à 17h35, malgré la tentative de réanimation des pompiers", a-t-il ajouté.

Moins de trois heures plus tard, plusieurs pages de soutien se sont ouvertes sur Facebook, dont une intitulée "Soutien au bijoutier de Sézanne". En moins de 24 heures, elle comptait plus de 23 000 "J'aime". Son message est clair : "Monsieur le bijoutier, la France est avec vous et va vous soutenir jusqu'au bout !".

Bijoutier volé six mois plus tôt

Cet élan de soutien sur les réseau sociaux n'est pas sans rappeler celui du bijoutier de Nice, Stephan Turk, en septembre dernier. Une partie de l'opinion avait alors pris fait et cause pour le joaillier qui avait tué un des braqueurs qui venaient de le dévaliser lors de sa fuite en scooter. Stephan Turk, qui avait déjà été victime d'un vol à la disqueuse en 2002, a été mis en examen pour homicide volontaire et assigné à résidence sous bracelet électronique.

Tout comme le bijoutier de Nice, celui de Sézanne a été également braqué six mois plus tôt. Le voleur de 36 ans, récidiviste, avait été condamné à dix reprises, dont une fois à dix ans de réclusion par la cour d'assises de la Marne pour vol avec arme et séquestration.

Dans ces deux affaires qui posent la question de la légitime défense, le débat est ouvert sur les réseaux sociaux : "Il n'y aurait pas eu de mort si il n'y avait pas eu de braquage ! ", peut-on lire sur la page principale de soutien au bijoutier de Sézanne. "Il avait qu'à se lever pour aller bosser au lieu de voler un honnête homme qui paye ses impôts comme tout le monde !", réagit une internaute. 

Dans ces échanges souvent virulents, les "lepénistes" et "taubiristes" s'affrontent. Nettement majoritaires, ceux qui soutiennent le bijoutier pointent du doigt le gouvernement et la ministre de la Justice "qui n'est pas en mesure d'assurer la sécurité des citoyens". "Il est normal que ceux-ci se défendent", ajoute un internaute avant de conclure : "La racaille doit être éliminée".

Ces idées défendues sont proches de celles prônées par le Front national. Marine Le Pen a estimé vendredi matin sur RTL que "personne ne comprendrait que ce bijoutier soit incarcéré en préventive", estimant qu'il doit bénéficier, "le temps de l'instruction, le bénéfice d'une présomption de légitime défense".  Pour la présidente du Front national, ce fait divers "démontre de manière symbolique l'absence de confiance dans l'État et la puissance publique pour protéger les bijoutiers".

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