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Chasseurs chinois contre bombardiers américains en mer de Chine

Photo d'archive de chasseurs chinois J-10
Photo d'archive de chasseurs chinois J-10 AFP

Pékin annonce avoir fait décoller d'urgence des chasseurs afin de "vérifier l’identité" d'avions américains et japonais. Les appareils volaient dans la nouvelle zone de défense aérienne chinoise, que Washington et Tokyo refusent de reconnaître.

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La tension est encore montée d'un cran, vendredi 29 novembre, dans les relations sino-japonaises. La Chine a annoncé avoir fait décoller d'urgence ses chasseurs pour surveiller des avions américains et japonais entrés sans autorisation deux jours plus tôt dans sa nouvelle zone de défense.

La semaine précédente, la Chine a créé un nouvel espace aérien au-dessus des îles Senkaku-Diaoyu, dont elles revendiquent l'appartenance, impliquant une autorisation de survol. Mais le Pentagone a annoncé que deux B-52, appareils de l'armée de l'air américaine, ont survolé cette zone, défiant ouvertement les autorités chinoises.

"Nous avons conduit des opérations dans la région des Senkaku [nom japonais des îlots]. Nous avons continué à suivre les procédures normales, ce qui veut dire ne pas fournir de plans de vol, ne pas s'annoncer par radio, ni enregistrer nos fréquences", a déclaré le colonel Steve Warren, porte-parole du département américain de la Défense. "Il n'y a eu aucune réaction de la part des Chinois", a-t-il ajouté.

îles Senkaku-Diaoyu
îles Senkaku-Diaoyu AFP

Menaces de Pékin

Le Japon et les États-Unis ont, en effet, vivement critiqué la création de cette "zone de défense", considérée comme le moyen par Pékin d'empiéter sur le contrôle administratif exercé par Tokyo sur cette zone maritime, qui comprend les îlots inhabités de Senkaku-Diaoyu.

Le gouvernement nippon de Shinzo Abe avait évoqué d'éventuelles conséquences imprévisibles, au cas où la Chine appliquerait ce genre de mesures. Le secrétaire américain de la Défense, Chuck Hagel, a parlé de "tentative de déstabilisation pour modifier le statu quo existant dans la région".

De son côté, Pékin avait menacé de prendre des mesures contre les avions qui ne respecteraient pas ses nouvelles règles d'identification, adoptées au nom de la souveraineté nationale et de la sécurité aérienne territoriale.

Avec dépêches (AFP)

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