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Centrafrique : des tirs à l'arme lourde dans plusieurs quartiers de Bangui

AFP

Des tirs d'armes automatiques et de mortier ont été entendus jeudi matin dans plusieurs quartiers de Bangui. Le conseil de sécurité de l’ONU doit adopter dans la journée une résolution autorisant une opération militaire en Centrafrique.

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Jeudi 5 décembre, à l’aube, des tirs assez fournis d’armes automatiques, de mitrailleuses et de mortiers ont été entendus dans plusieurs quartiers de Bangui, la capitale de Centrafrique, ont constaté des journalistes de FRANCE 24. "Les premiers tirs ont été entendus vers 4h du matin. D’abord au nord de la ville puis peu de temps après au sud de la ville, essentiellement dans les quartiers de Kassaï et de Boy-Rab", rapporte notre envoyé spécial, Matthieu Mabin.

"Il semblerait qu’il s’agisse d’attaques de milices anti-Balaka ("anti-machettes", en langue sango) sur des cantonnements des forces armées centrafricaines et notamment le camp militaire de Kassaï. Ces milices soutiennent l’ancien président Bozizé et s’opposent à l’ex-Séléka, l’alliance qui a pris le pouvoir à Bangui le 24 mars dernier", explique Matthieu Mabin, qui a pu observer "des mouvements de troupes dites ex-Séléka, donc aujourd’hui forces armées centrafricaines, vers le nord de la ville". Contacté par nos envoyés spéciaux, le ministre de l’Intérieur n’était pas capable de donner un point précis de la situation, ce matin.

Les 600 militaires français, stationnés près l’aéroport, ne seraient pas sortis de leur cantonnement. Dans l’attente du vote d’une résolution à l’ONU, leur mission reste de protéger les ressortissants français et non d’intervenir en cas de combats. Jeudi, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a indiqué qu'une fois déployée, la force française comptera quelque 1 200 hommes.

L’ONU prête à autoriser une opération militaire

Pour mettre un terme à l’engrenage infernal de violences qui menace de plonger la Centrafrique dans une guerre civile, le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit jeudi. Il doit adopter vers 16h, heure de Paris, un projet de résolution proposé par la France autorisant le déploiement d’une force africaine dans le pays, appuyée par des soldats français. Le texte autorise les forces françaises à "prendre toutes les mesures nécessaires pour soutenir la Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique, sous conduite africaine) dans l'exercice de son mandat".

Le vote de ce texte est considéré à l’ONU comme un premier pas vers la sécurisation du pays. "Si ce n’est pas assez, les Nations unies seront prêtes à envoyer une opération de maintien de la paix", a confirmé mercredi soir à FRANCE 24 l’ambassadeur de France à l’ONU, Gérard Araud.

Avec AFP

L'ONU prête à autoriser une opération militaire

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