ARGENTINE

Les pilleurs profitent de la grève des policiers en Argentine

AFP
3 mn

Plusieurs régions d'Argentine sont le théâtre de pillages depuis la semaine dernière, alors que les policiers sont en grève dans une dizaine de provinces. Cette poussée de violences a fait un mort et plusieurs blessés dans le centre du pays.

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La tension est toujours vive en Argentine, lundi 9 décembre, alors qu'une vague de pillages, profitant d'une grève de la police dans une dizaine de provinces, inquiète les autorités. Le phénomène, parti mardi de Cordoba, au centre du pays, s’est étendu aux provinces d’Entre Rios et de Buenos Aires entre samedi 7 et dimanche 8 décembre.

Alors que le chef du cabinet de la présidence, Jorge Capitanich, a accusé les pilleurs de chercher à "semer la panique", le pape François a lancé un "appel à la paix", selon l'archevêque de Cordoba, Carlos Nanez.

Un mort à Cordoba

Un homme d’une vingtaine d’années est mort, mercredi, à Cordoba, où des groupes de jeunes, parfois à moto, ont brisé des vitrines de commerces avant de les dévaliser. De nombreux coups de feu ont été tirés. Des dizaines de personnes ont été blessées, et 52 pilleurs ont été interpellés. Le calme est ensuite revenu, quand un accord a été trouvé entre les policiers et le gouverneur.

En grève, les forces de l'ordre protestent pour revendiquer des salaires plus élevés, et seule la police fédérale est toujours en exercice.

L'expression d'une tension sociale

Les actes de pillage sont récurrents en Argentine depuis la fin des années 1980. Pour le sociologue, Enrique Zuleta Puceiro, c'est l'expression d'une tension sociale dans une économie rongée par l'inflation.

Fin 2001, une explosion sociale d'une grande violence avait surgi, alors que le pays s'enfonçait dans une grave crise économique. L'an dernier, des pillages de supermarchés avaient eu lieu dans plusieurs villes d'Argentine, commis par des personnes en grande précarité.

Cette poussée de violence surgit alors que l’Argentine fêtera, mardi 10 décembre, 30 ans de démocratie ininterrompue depuis la dernière dictature (1976 – 1983).

Avec dépêches AFP

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