Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Cameroun, Paul Biya réélu pour un 7e mandat

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

#pasdevague et #jesuisunabruti, journée chargée sur les réseaux sociaux français

En savoir plus

LE DÉBAT

Comores : les risques d'une crise politique

En savoir plus

FOCUS

Irak : des personnalités féminines anticonformistes en danger

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Le "Davos du désert" compromis par l'affaire Khashoggi

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Maroš Šefčovič : "Nous avons besoin d'intensifier le dialogue entre pays de l'Est et de l'Ouest"

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Musique, mode, peinture : Mounia, égérie volcanique de la création

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Brexit : la bataille de la pêche a commencé

En savoir plus

Pas 2 Quartier

"Noise": Raconter sa ville au fil du RER

En savoir plus

Moyen-Orient

Israël : une députée d'origine éthiopienne interdite de donner son sang

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 12/12/2013

La Magen David Adom, l'équivalent de la Croix-Rouge israélienne, a provoqué un scandale dans l'État hébreu pour avoir refusé, mercredi, le don du sang de la députée juive d'origine éthiopienne Pnina Tamato-Shata.

"Nous n’acceptons pas le sang particulier des juifs éthiopiens". C’est avec cette phrase que la députée noire israélienne Pnina Tamato-Shata a été reçue, mercredi 11 décembre, par un membre de la Magen David Adom - l'équivalent de la Croix-Rouge - alors qu’elle se rendait à une collecte de don du sang à la Knesset, le Parlement israélien.

Ce refus a provoqué un tollé dans l’État hébreu. Selon les médias, le ministère de la Santé s’est justifié en affirmant que le sang des juifs d'origine éthiopienne - qui ne sont pas nés en Israël - serait susceptible de propager des maladies notamment le sida. Pour rappel, la Magen David Adom refuse également les donneurs ayant séjourné en Grande-Bretagne entre 1980 et 1986 pendant la maladie de la vache folle, ou encore les dons du sang en provenance de pays où sévit la malaria.

Mais pour la députée, qui fut la première représentante de la minorité falasha [les Juifs éthiopiens] à accéder au Parlement, l'argument sanitaire n'est pas valable."J'ai 32 ans, je suis arrivée à l'âge de trois ans en Israël, j'ai effectué mon service militaire et j'ai deux enfants, il n'y a aucune raison de me traiter de la sorte", s'est-elle indignée. Pour Pnina Tamato-Shata, la cause de ce refus serait surtout raciste. Lors d’une interview sur la chaîne de télévision privée "10", elle s’est insurgée contre cet "affront fait à toute une communauté en raison de la couleur de sa peau."

Le sang des Falashas jeté

Une pratique contre laquelle s’était déjà rebellée Pnina Tamato-Shana. C’était en 1997. Elle était alors adolescente, engagée, et avait participé à une grande manifestation de la communauté des Falashas à Jérusalem devant les bureaux du Premier ministre. À l’époque, les médias venaient de révéler que les autorités sanitaires se débarrassaient sans l'utiliser du sang donné par les membres de cette communauté. "Depuis […] rien n'a changé", a-t-elle déploré.

Outre le domaine du sang, les juifs éthiopiens dont la plupart ont immigré en Israël au cours des trente dernières années, souffrent quotidiennement de discriminations et de racisme au sein de la société israélienne. Selon l’ONU, environ 52% des familles juives éthiopiennes vivent en dessous du seuil de pauvreté, contre 16% de la population juive israélienne dans son ensemble. Une grande majorité de la communauté éthiopienne vit d’ailleurs dans des quartiers aux allures de bidonvilles. "Si les Falashas se considèrent comme les descendants du fils du roi Salomon et de la reine de Saba, pour Israël, ils n’en sont pas moins, et de plus en plus, des Juifs à part et des immigrés", explique Jeune Afrique.

Pour tenter de calmer la polémique, les responsables du Magen David Adom ont décidé de revenir sur leur décision. Seulement voilà, ils ont indiqué qu’ils étaient prêts à accepter le don de sang de la députée falasha mais que celui-ci serait congelé et non utilisé. Alerté, le Premier ministre Benjamin Netanyahou a indiqué qu'il allait faire examiner les directives à l'origine de cette affaire.

Avec AFP

Première publication : 12/12/2013

  • ITALIE

    Cécile Kyenge, ministre noire italienne en croisade contre le "racisme institutionnel"

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)