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L'Iran suspend les négociations sur le nucléaire après une décision américaine

AFP

L'Iran a décidé de suspendre ses négociations avec les grandes puissances, suite à la décision de Washington d'étoffer sa liste noire des entreprises soupçonnées de soutenir le programme nucléaire iranien.

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La décision de Washington d'inscrire à sa liste noire de nouvelles personnes et entreprises soupçonnées de soutenir le programme nucléaire iranien, est "contraire à l'esprit de Genève", selon Téhéran. L'Iran a donc décidé, vendredi 13 décembre, de suspendre ses négociations avec les grandes puissances.

En application de sanctions existantes, les États-Unis avaient annoncé la veille avoir ajouté à leur liste noire une dizaine d'entreprises et d'individus, en majorité iraniens, soupçonnés de commercer illégalement avec l'Iran.

Ces sociétés et dirigeants verront leurs éventuels avoirs aux États-Unis gelés, et toute société américaine ou faisant des affaires aux États-Unis aura désormais interdiction de commercer avec eux.

Pas de nouvelles sanctions pendant six mois

L'Iran rappelle que dans l'accord de Genève, les grandes puissances s'engagent à ne pas lui imposer de nouvelles sanctions pendant six mois, a ainsi affirmé le négociateur iranien Abbas Araghchi, cité par les médias iraniens.

"En vue d'établir une atmosphère de coopération, une telle mesure n'est pas du tout constructive", a-t-il souligné à la télévision d'État. "Nous examinons la situation et nous réagirons de façon appropriée", a-t-il ajouté sans autre précision, au lendemain de l'interruption à Vienne des négociations techniques sur l'application de l'accord.

Le président de la Commission parlementaire des Affaires étrangères, Allaeddine Boroujerdi, est allé plus loin encore. Cité par l'agence Mehr, il a pour sa part dénoncé "une violation flagrante" de l'accord de Genève, estimant que les responsables américains n'étaient pas "dignes de confiance".

Une reprise des négociations dans "les prochains jours"

Minimisant la suspension, le secrétaire d'État américain John Kerry a néanmoins assuré vendredi soir que ces négociations reprendraient "dans les prochains jours",  tout comme un porte-parole de la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, qui représente les grandes puissances dans ces négociations.

Selon l'accord, qui vise à donner des garanties à la communauté internationale sur la nature purement pacifique du programme nucléaire de Téhéran, l'Iran doit limiter pendant six mois ses activités nucléaires en échange d'une levée partielle des sanctions occidentales.

L'ONU et l'Union européenne s'engagent également à ne pas imposer de nouvelles sanctions liées au nucléaire pendant cette période, tandis que l'administration américaine doit "éviter" d'en imposer.

Mais de nombreux parlementaires américains, méfiants vis-à-vis des dirigeants iraniens, envisagent de nouvelles sanctions économiques pour forcer Téhéran à signer un accord final qui inclurait l'abandon du droit à l'enrichissement d'uranium.

Avec dépêches (AFP)

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