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SOUDAN DU SUD

Des rebelles sud-soudanais s'emparent de la ville clé de Bor

Capture d'écran
3 mn

Des rebelles fidèles à l'ancien vice-président Riek Machar, accusé de tentative de coup d'État, ont pris la localité de Bor, annonce l'armée sud-soudanaise. Cette ville clé est située à 200 kilomètres au nord de Juba.

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Après une nuit de violents combats, des forces rebelles se sont emparées au petit matin, jeudi 19 décembre, de la localité de Bor, à 200 kilomètres au nord de Juba. Selon les autorités du Soudan du Sud, ils s'agiraient d'hommes fidèles à l'ancien vice-président Riek Machar, en fuite après avoir été accusé de tentative de coup d'État.

"Nos soldats ont perdu le contrôle de Bor au profit des forces de Riek Machar tard mercredi", a ainsi déclaré à l'AFP le porte-parole de l'armée sud-soudanaise, Philip Aguer, précisant que des combats étaient toujours en cours dans la capitale de l'État traditionnellement instable du Jonglei. "Il y a eu des tirs durant la nuit (...) nous n'avons pas d'informations concernant les pertes ou les déplacés dans la localité car les opérations (militaires) se poursuivent", a ajouté le colonel Aguer.

Mercredi, le président Salva Kiir avait accusé le puissant chef milicien Peter Gadet d'avoir attaqué Bor, sans parvenir à s'en emparer, pour le compte de Riek Machar. Peter Gadet, qui a changé de bord à plusieurs reprises durant la guerre civile soudanaise - qui a opposé la rébellion sudiste à Khartoum entre 1983 et 2005 et a débouché sur l'indépendance du Soudan du Sud en 2011 -, était entré en rébellion en 2011 contre les autorités avant d'accepter une amnistie du président Salva Kiir et de signer un cessez-le-feu.

Sécurité rétablie à Juba

Parallèlement, la sécurité a été rétablie à Juba, la capitale du pays, où des factions rivales de l'armée se sont affrontées entre dimanche soir et tard mardi. "La situation dans Juba est revenue à la normale, les rues sont animées et les magasins ouverts", a assuré Philip Aguer, estimant les victimes des combats à "environ 450 tués". Une centaine d'entre eux sont des soldats, le reste des civils.

Le président Salva Kiir a attribué l'origine des combats à une tentative de coup d'État initiée par son rival politique et ancien vice-président Riek Machar avec des troupes lui étant loyales. Machar, limogé en juillet de la vice-présidence et qui s'opposait ouvertement à Salva Kiir au sein du parti au pouvoir et avait annoncé son intention de se présenter contre lui à la présidentielle de 2015, a nié mercredi dans un entretien à un site indépendant l'existence même d'une tentative de coup d'État. Il a accusé le président d'avoir trouvé un prétexte pour se débarrasser de rivaux contestant son autorité.

Avec AFP
 

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