DIPLOMATIE

François Hollande en Arabie saoudite sur fond de crises au Moyen-Orient

François Hollande et le roi Abdallah en novembre 2012
François Hollande et le roi Abdallah en novembre 2012 AFP
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Le président français se rend dimanche en Arabie saoudite accompagné de quatre ministres et plusieurs chefs d’entreprise. Au menu des discussions, les crises au Moyen-Orient et les relations commerciales franco-saoudiennes.

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François Hollande est arrivé, dimanche 29 décembre, en Arabie saoudite pour évoquer avec les dirigeants saoudiens les crises qui secouent le Moyen-Orient, deux jours après un attentat sanglant à Beyrouth et en plein regain de tension en Égypte, mais également pour aborder d'éventuelles perspectives économiques.

Le président français, qui s'était déjà entretenu avec le roi Abdallah en novembre 2012, le retrouvera au premier jour de cette visite officielle, en plein désert, à Rawdat Khurayim, à 60 km au nord-est de Riyad. Accompagné de quatre ministres, Laurent Fabius (Affaires étrangères), Arnaud Montebourg (Redressement productif), Nicole Bricq (Commerce extérieur) et Jean-Yves Le Drian (Défense), François Hollande fait également le déplacement avec une trentaine de dirigeants d'entreprises parmi lesquelles EDF, Areva, Alstom et Thales.

"Œuvrer pour la paix et la sécurité au Moyen-Orient"

Dans une interview accordée au quotidien arabophone Al-Hayat et parue dimanche, le président français a affirmé que la France et l'Arabie saoudite partageaient "la volonté d'œuvrer pour la paix, la sécurité et la stabilité au Moyen-Orient".

La situation au Liban, où un proche conseiller de l'ex-Premier ministre Saad Hariri a été tué dans un attentat vendredi, ainsi que la crise syrienne seront notamment au menu des discussions. Le président français doit d'ailleurs rencontrer à Riyad Saad Hariri et le chef de l'opposition syrienne. La situation extrêment tendue en Égypte sera également abordée. Sur ce dernier sujet, la France et l’Arabie saoudite affichent des divergences. Riyad apporte en effet un soutien inconditionnel au nouveau pouvoir égyptien alors que François Hollande a appelé une nouvelle fois Le Caire dans son interview à permettre "à l'ensemble des courants politiques rejetant la violence" de "participer au processus de transition".

L’Arabie saoudite, "premier client de la France au Moyen-Orient"

Cette visite est également placée sous le signe de l’économie, Riyad faisant figure de "partenaire de référence" pour la France, souffle-t-on dans l’entourage de François Hollande. Le royaume, rappelle le président, est devenu "le premier client de la France au Moyen-Orient" avec des échanges qui ont dépassé les 8 milliards d'euros en 2013 dont 3 milliards d'exportations françaises, même si la balance reste structurellement déficitaire compte tenu des importations de pétrole saoudien.

Les relations commerciales franco-saoudiennes ont en effet été marquées par "de beaux résultats en 2013" avec le métro de Riyad revenu à Alstom, l'équipement de la Garde nationale saoudienne par la France ou la mise à niveau de la flotte par DCNS, Thales et MBDA, souligne-t-on à l'Élysée, où l'on s'attend encore à de "brillantes" perspectives l'an prochain.

Après leur rencontre à Rawdat Khurayim, les dirigeants français et saoudien se retrouveront pour un dîner de travail avant que le président Hollande ne gagne l'ambassade de France à Riyad pour y tenir une conférence de presse et y recevoir la communauté française. Le lendemain, le chef de l'État français poursuivra ses entretiens avec les dirigeants saoudiens et participera à un déjeuner d'hommes d'affaires des deux pays.

Avec AFP

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