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Scandale Madoff : JP Morgan accepte de payer 1,7 milliard de dollars

AFP

La banque JP Morgan a accepté de payer 1,7 milliard de dollars (1,24 milliard d'euros) pour solder les poursuites dont elle faisait l'objet en raison de ses liens avec l'ex-financier et escroc Bernard Madoff.

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Cette fois-ci, c'est le scandale Madoff qui rattrappe la banque américaine JP Morgan. Elle a accepté, mardi 7 janvier, de payer 1,7 milliard de dollars (1,24 milliard d'euros) pour mettre un terme aux poursuites pénales dont elle faisait l'objet en raison de ses liens avec le célèbre escroc.

La banque était accusée de complicité de fraude pour avoir fermé les yeux sur ce que les enquêteurs ont appelé les nombreux signaux d'alarme suggérant que les activités de Bernard Madoff étaient frauduleuses. JP Morgan avait hébergé pendant 20 ans le compte de l'ex-financier aujourd'hui en prison où il purge une peine de 150 ans.

Pour que l'accord soit valable, la banque doit encore reconnaître sa culpabilité dans cette affaire et modifier ses pratiques de lutte contre le blanchiment d'argent.

Amende record

Le dossier Madoff n'est que l'un des nombreux volets de la guerre judiciaire que se livrent les autorités américaines et la banque. Sur les douze derniers mois, JP Morgan a ainsi été contraint de payer près de 20 milliards de dollars (14,6milliards d'euros) pour solder la plupart des procédures ouvertes à son encontre par le ministère de la Justice.

Ainsi, en novembre dernier, JP Morgan a accepté de verser une amende record de 13 milliards de dollars (9,5 milliards d'euros) pour mettre un terme aux procédures qui mettaient en cause sa responsabilité dans la crise des subprimes de 2008. Un mois plus tôt elle avait déjà écopé d'une amende de plus de 5 milliards de dollars (3,6 milliards d'euros) pour d'autres affaires liées à la crise des subprimes.

Et la facture pourrait encore s'alourdir. Le principal dossier encore en suspens concerne les pratiques de JP Morgan en Chine. La SEC (le gendarme américain de la Bourse) soupçonne la banque d’avoir engagé les enfants de divers responsables chinois qui, en échange, lui auraient facilité la vie pour faire ses affaires en Chine. Pour la SEC, ces échanges de bons procédés pourraient très bien s’analyser comme des pots-de-vin.

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