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Laurent Fabius sur la Syrie : "Genève-2 doit se tenir et réussir"

Capture d'écran

Alors que les onze pays du groupe des Amis de la Syrie étaient réunis à Paris pour convaincre l'opposition de participer à Genève-2, Laurent Fabius a affirmé qu'il n'y avait "pas d'autre solution au drame syrien que politique".

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"Genève-2 doit se tenir et réussir." Alors que la participation de l’opposition syrienne à la conférence internationale de paix en Syrie, dite de Genève-2, reste incertaine, le message de Laurent Fabius, à l’issue de la réunion des Amis de la Syrie qui se tenait dimanche 12 janvier au Quai d’Orsay à Paris, est sans équivoque. "Il n’y a pas d’autre solution au drame syrien que politique et il n’y a pas de possibilité politique si Genève-2 ne se réunit pas", a affirmé le ministre français des Affaires étrangères lors de la conférence de presse donnée à l'issue de la réunion dont le but était de convaincre la Coalition nationale syrienne (CNS) de participer à Genève-2.

Prévue le 22 janvier en Suisse, la conférence a pour objectif "la constitution d’un gouvernement de transition doté des pleins pouvoirs exécutifs", a rappelé Laurent Fabius. Condamnant à nouveau les "atrocités" du régime syrien contre son propre peuple, le chef de la diplomatie française a appelé à sa fin : "C’est le régime de Bachar al-Assad qui nourrit le terrorisme. I l faut faire en sorte que ce régime voit sa fin", a-t-il poursuivi.
 
"Il n’y a pas d’avenir pour Bachar al-Assad en Syrie"
 
Une détermination partagée par tous les participants. "Nous sommes tous d’accord sur le fait qu’il n’y a pas d’avenir pour Bachar al-Assad et sa famille en Syrie", a renchéri le président de la Coalition nationale de l'opposition syrienne Ahmad Jarba. "Nous avons franchi une étape importante sur la route qui mène au départ de Bachar al-Assad", a-t-il poursuivi, avant de remercier les pays - dont la France - qui participent à "dessiner les contours d’une nouvelle Syrie libérée de la dictature".
 
Aux côtés d’Ahmad Jarba se tenaient les ministres des 11 pays qui soutiennent l'organisation de la conférence dite Genève-2 (États-Unis, Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie, Turquie, Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Égypte et Jordanie).
 
Genève-2 doit rassembler à une même table régime et opposition en Syrie pour discuter d'une hypothétique transition politique, selon les contours d'un règlement signé le 30 juin 2012 à Genève mais jamais appliqué. La conférence doit en principe se poursuivre entre les délégations syriennes sous l'égide du médiateur de l'ONU et de la Ligue arabe, Lakhdar Brahimi. Mais l'opposition syrienne, qui a tenu de vifs débats cette semaine à Istanbul, a reporté au 17 janvier sa décision de participer ou non à Genève-2. Et selon des diplomates américains, l'Iran ne participera pas à la conférence.
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