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DIPLOMATIE

Genève-2 : l'Iran écarté, l'opposition syrienne confirme sa présence

AFP
2 min

L'ONU a retiré son invitation à l'Iran à participer à la conférence de paix de Genève-2 sur la Syrie, a annoncé le porte-parole de Ban Ki-moon. L'opposition, amputée du Conseil national syrien, a finalement confirmé sa présence au sommet.

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L'Iran n'est plus invité à la conférence de paix de Genève-2 sur la Syrie. L'ONU a en effet retiré lundi 20 janvier au soir l'invitation qu'elle avait lancée à Téhéran dimanche, mettant fin à la polémique qui n'en finissait plus d'enfler, à deux jours de la date prévue pour la tenue du sommet.

L'opposition syrienne et la communauté internationale avaient conditionné la participation de l'Iran à Genève-2 "à l'acceptation explicite" de l'objectif qui figure dans la lettre d'invitation du secrétaire général des Nations unies. À savoir "l'établissement d'un gouvernement transitoire en Syrie, doté de tous les pouvoirs exécutifs".

Mais de son côté, et malgré l'invitation,Téhéran a campé sur ses positions et refusé de reconnaître le communiqué de la première conférence de Genève, en juin 2012, sur la transition politique en Syrie, comme condition de sa participation.

"Ban Ki-moon continue d'exhorter l'Iran à se joindre au consensus global qui soutient le communiqué de Genève", a dit son porte-parole Martin Nesirky. "Étant donné qu'il tient à rester en dehors de cet accord de base, Ban Ki-moon a décidé que la réunion de Montreux aura lieu sans la participation de l'Iran."

L'opposition syrienne sera présente

L'opposition syrienne, qui menaçait de ne plus participer aux pourparlers si l'invitation n'était pas retirée, a aussitôt salué la décision du secrétaire général de l'ONU et confirmé qu'elle se rendrait au sommet.

"Nous apprécions que les Nations unies et son secrétaire général aient compris notre position. Nous pensons avoir pris la bonne décision. Notre participation est confirmée pour le 22 janvier", a dit Monzer Akbik, chef de cabinet du président de la Coalition nationale syrienne (CNS).

Par contre, une des principales composantes de cette opposition, le Conseil national syrien (CNS), a annoncé son retrait de la Coalition pour protester contre sa participation à Genève-2.

Genève-2, dont la tenue même était menacée, aura donc bien  lieu, mais l’issue de ce grand rendez-vous diplomatique est déjà grandement compromise, puisque les deux parties se présenteront en Suisse avec des objectifs diamétralement opposés. À savoir pour l’opposition, le départ de Bachar al-Assad, alors que Damas a maintes fois répété que le président syrien ne comptait pas "remettre le pouvoir à qui que ce soit".

Avec AFP et Reuters

 

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