Accéder au contenu principal

Rajoelina renonce à briguer le poste de Premier ministre à Madagascar

AFP | Andry Rajoelina, le 22 janvier 2014 à Antananarivo

En délicatesse avec le nouveau président malgache, Andry Rajoelina a annoncé vendredi qu'il renonçait à briguer le poste de Premier ministre. L’ex-homme fort de la Transition ne cache pas son amertume.

PUBLICITÉ

Andry Rajoelina, que certains voyaient déjà prendre la tête du nouveau gouvernement de Madagascar, a annoncé vendredi 21 février qu’il renonçait à briguer le poste de Premier ministre. Les résultats définitifs des législatives malgaches, proclamés le 13 février, avaient pourtant placé en tête le camp de l'ancien président de la Haute autorité de la transition, lui permettant d’imposer sa désignation.

En froid avec le nouveau président

"J’ai été choisi pour occuper le poste de Premier ministre (...) Mais je ne vais pas endosser ce poste", a déclaré Andry Rajoelina à la presse, évoquant un différend avec le nouveau président élu Hery Rajaonarimampianina. "La voie que suit le régime actuel n'est pas très claire. Certaines personnes se sentent même trahies. Mais nous devons avancer", a-t-il ajouté.

Andry Rajoelina avait ouvertement soutenu Hery Rajaonarimampianina lors de la campagne pour la présidentielle. Un parrainage qui, à l'époque, avait valu à "Hery", comme l'appellent ses compatriotes, d'être considéré comme le candidat prête-nom de Rajoelina. Élu pour remettre l’économie malgache sur les rails, le nouveau président s’est toutefois donné pour défi de ressouder une unité nationale éprouvée par cinq années de crise. Depuis son accession au pouvoir, Rajaonarimampianina prend chaque jour un peu plus ses distances avec celui qui reste associé, aux yeux de la communauté internationale et de nombreux Malgaches, à cette période d’instabilité politique que fut la Transition.

Vers le choix de personnalités plus "présentables"

Vendredi, l’ancien président de la Transition se montrait amer : "Ce n'est pas nous qui allons nous lever pour nous opposer à la majorité présidentielle. Les gens qui ont voté pour nos députés souffrent aujourd'hui. C'est [le parti] Mapar (regroupant les députés pro-Rajoelina, ndlr) qui est en train d'être écarté, trahi. Est-ce la nouvelle politique ? Le Mapar ne va pas chercher le poste d'opposant mais ce sont les autres qui vont s'opposer à lui."

Selon RFI, des personnalités du Mapar plus "présentables" seraient donc en bonne position pour occuper le poste de Premier ministre. Parmi les noms qui circulent figurent celui de Haja Resampa, ancien secrétaire général de la présidence, et celui du patron du Mapar, Jean de Dieu Maharante.

Avec AFP

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.