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Jean-Marc Ayrault estime que les écologistes doivent "sortir de l'ambiguïté"

AFP

Au lendemain des violences commises en marge de manifestations contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a exhorté les écologistes à sortir de l’ambiguïté et à soutenir le projet du gouvernement.

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Les violences qui ont émaillé, samedi 22 février, à Nantes, la démonstration de force des opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ont entraîné des remous jusque dans les rangs du gouvernement. Dimanche, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, ancien édile de Nantes favorable au projet, a réaffirmé que ce genre de débordements était "inacceptable dans un État de droit", un tacle clair adressé à la ministre écologiste Cécile Duflot.

"Tous ceux qui exercent des responsabilités publiques doivent condamner les squatteurs de la Zad (zone d'aménagement différé dévolue à l'aéroport, NDLR), organisateurs délibérés de ces violences", a déclaré le chef du gouvernement au quotidien "Presse-Océan". "Europe-Écologie-Les-Verts (EELV) doit sortir de l'ambiguïté", a-t-il ajouté.

La ministre du Logement Cécile Duflot avait déclaré, avant la manifestation de samedi, être "de cœur" avec la mobilisation, et avait rappelé sa "contestation ancienne" contre ce projet d'aéroport.

Cécile Duflot dans la mire de l'opposition

Le rappel à l'ordre de Jean-Marc Ayrault est survenu alors que, déjà, plusieurs voix dans l'opposition s’étaient levées pour s’étonner de l'absence de réaction aux déclarations de la ministre écologiste. "Ce qui me choque, ce n'est pas qu'elle reste au gouvernement" mais qu'"un président de la République et un Premier ministre laissent faire ça", avait commenté sur la Radio de la communauté juive (RCJ) le député UMP Benoist Apparu.

"Donc, elle soutient aussi les casseurs si elle ne les condamne pas", avait lancé quant à elle Marine Le Pen, présidente du Front national,  sur France 3. Et d'ajouter : "ça va être sympathique le prochain Conseil des ministres, il va y avoir de l'ambiance!"

La réponse des écologistes

Cécile Duflot n’a, elle, pas réagi. Mais, devant son silence, c’est Arnaud Montebourg qui est monté au créneau, bien qu’il ait été plusieurs fois en désaccord avec la ministre par le passé. "Je ne pense pas qu'elle aurait dit la même chose si elle avait vu ce qui s'était passé, on peut lui prêter quand même cette intelligence-là, cette délicatesse-là quand même", a ainsi déclaré Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, au Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro.

Côté écologistes, c'est Emmanuelle Cosse, la secrétaire nationale d'Europe Écologie-les Verts (EELV), qui a tenu à rappeler la prise de distance "claire" de son parti par rapport à la minorité d'"éléments perturbateurs" parmi les manifestants. EELV "a toujours dénoncé les actes de violence", a-t-elle martelé. Elle a par ailleurs précisé s'en être entretenu à la mi-journée avec M. Ayrault pour lever l'"ambiguïté" reprochée.

Pas de quoi calmer certains éditorialistes, cependant. À l'image de Michel Urvoy qui estime, ce lundi, dans le journal "Ouest France" que la ministre doit tout simplement “assumer ou démissionner”.

Avec AFP

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