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Ouverture du très médiatique procès de Julie Gayet contre "Closer"

AFP

Le procès de Julie Gayet contre "Closer" s'ouvre, jeudi, au tribunal de Nanterre, sous l'œil de dizaines de caméras. L'actrice demande réparation pour "violation de sa vie privée" et réclame 50 000 euros à l'hebdomadaire.

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Caméras et journalistes se tiennent prêts. Le procès très attendu intenté par Julie Gayet au magazine "Closer", qui a révélé en janvier sa liaison avec François Hollande, s'est ouvert, jeudi 6 mars, à Nanterre.

L'actrice et productrice de 41 ans, propulsée à la une de la presse mondiale après la parution du magazine people, demande réparation pour "violation de sa vie privée". Pour ce préjudice, elle réclame 50 000 euros de dommages et intérêts, ainsi que 4 000 euros pour les coûts de procédure. Elle demande aussi une publication judiciaire sur la moitié de la couverture de "Closer", propriété de Mondadori France, et sur d'autres journaux de son choix.

Le magazine avait publié le 10 janvier des photos volées du chef de l'État et de Julie Gayet, photographiés séparément devant un immeuble parisien rue du Cirque, à une centaine de mètres de l'Élysée.

Le paparazzi Sébastien Valiela, auteur des photos, a été entendu mi-février dans le cadre de cette procédure. Le photographe de 42 ans n'en est pas à son premier coup. On lui doit notamment les photos de Mazarine Pingeot avec son père François Mitterrand publiées dans Paris-Match en 1994.

Harcelée par les paparazzi

À la suite de la parution de l'hebdomadaire, Julie Gayet a lancé une offensive judiciaire. Après avoir assigné "Closer" au civil, l'actrice a déposé une plainte contre X au pénal pour "atteinte à l'intimité de la vie privée", après la publication par l'hebdomadaire people d'une deuxième série de photos la montrant au volant de sa voiture.

"C'est une question classique de violation de la vie privée et nous la plaiderons comme telle", avait déclaré quelques jours avant l'audience Me Jean Enocchi, l'avocat de l'actrice.

S'estimant harcelée par les paparazzi, l'actrice, mère de deux enfants, a également déposé une plainte à Paris pour "mise en danger de la vie d'autrui". Invisible après les révélations sur sa liaison avec François Hollande, elle est réapparue la semaine dernière à la cérémonie des César, où elle était nommée dans la catégorie meilleur second rôle féminin pour le film "Quai d'Orsay". Elle n'a pas obtenu de récompense.

Du côté de "Closer", on oppose le droit à l'information. Depuis plusieurs mois, cette relation "se raconte dans les dîners en ville [...], on en rit sur des plateaux télé", a relevé Laurence Pieau, directrice de la publication de l'hebdomadaire. "On a fait notre devoir de journalistes, en donnant une information exacte que le public est en droit de savoir", a-t-elle ajouté.

"Je vais soutenir le caractère légitime de l'information de 'Closer', qui présente un intérêt général", a expliqué à l'AFP, juste avant le début de l'audience, Me Delphine Pando, avocate du magazine.

Hasard du calendrier, l'hebdomadaire a été condamné, jeudi, à verser 12 000 euros de dommages et intérêts à Valérie Trierweiler, ex-compagne du chef de l'État, pour un article du 7 février sur ses vacances à l'île Maurice.

Avec AFP

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